« A 14 ans, j’avais la réputation de ne pas défendre » : Victor Wembanyama savoure son titre de meilleur défenseur de NBA

il y a 2 hour 2

Victor Wembanyama a été élu lundi soir meilleur défenseur de la saison régulière de NBA. Le titre, prestigieux, vient récompenser des prestations incroyables. Le basketteur français des San Antonio Spurs a surtout été désigné à l’unanimité : les 100 journalistes ayant droit au vote l’ont tous placé en première position. À 22 ans et 106 jours, Wemby devient aussi le plus jeune joueur à remporter cette distinction. À l’issue de l’entraînement, ce mardi matin, il s’est arrêté devant les journalistes pour se livrer sur cette performance.

Que signifie pour vous ce titre de meilleur défenseur de l’année ?

VICTOR WEMBANYAMA. C’est un super accomplissement. C’est le premier avant de nombreux autres ! Mais le vrai trophée, c’est d’avoir été élu à l’unanimité, et le plus jeune de l’histoire. Je l’espérais. C’est ce dont je vais me rappeler et qui est le plus cher à mon cœur. Être élu à l’unanimité, ça veut dire beaucoup. Cela veut dire qu’il n’y a pas de place pour le débat, que tout le monde est d’accord sur le sujet. C’est impressionnant, ce n’est plus subjectif à ce niveau.

Vidéo« L'ambiance était différente » : Wembanyama savoure sa première en play-offs

Comment peut-on devenir aussi bon en défense aussi jeune ?

C’est marrant parce qu’à 14 ans, lors de ma première année de formation en France, j’avais la réputation de ne pas défendre. Je me souviens d’un match à Rouen, où l’entraîneur adverse avait dit : « il a beau être un espoir du basket mais il ne sait pas défendre, alors attaquez-le ! » Mes coéquipiers et mon entraîneur me l’ont répété. Je l’ai pris de manière assez personnelle et je l’ai longtemps gardé en moi. Le reste fait partie de l’histoire !

À quel moment avez-vous compris que vous alliez être dominant défensivement ?

Quand vous jouez en Europe, et que vous vous commencez à vous entraîner avec les professionnels, votre boulot est de défendre face à eux. Et si vous n’êtes pas capable de faire ça, vous perdez votre place et ne restez pas. Et puis à Nanterre, mon ancien coach m’a dit un jour que je devais cesser d’être un potentiel et de vraiment réaliser le meilleur.

De quoi êtes-vous le plus fier, dans votre défense ?

Quand je dissuade une attaque adverse ou que je défends sur un petit arrière loin du cercle. Parce que c’est quelque chose qu’on n’attend pas. C’est comme lorsqu’un petit joueur arrive à contrer un grand. C’est impressionnant ! L’inverse est normal.

Quelles statistiques vous semblent les plus pertinentes pour évaluer votre impact en défense ?

On a peut-être trop de stats pour l’attaque et pas assez pour la défense. Ce à quoi je me fie le plus, c’est sans doute juste le regard (eye test) ! La dissuasion est quasi impossible à évaluer avec les IA ou les logiciels classiques.

Que pensez-vous du classement de Rudy Gobert, seulement 4e après avoir l’avoir gagné à 4 reprises ?

En ce qui concerne cette année, je n’ai pas trop d’avis. Mais Rudy a souvent été ignoré ou sous-estimé, notamment à travers certaines statistiques avancées.

Regardant en arrière, que diriez-vous à votre jeune version de vous-même ?

De continuer ! Pas besoin de changer quoi que ce soit. La jeune version de moi-même faisait pas trop mal… Pendant des années et des années, je voulais être le numéro 1 de la Draft, et une fois que je l’ai finalement été, j’ai voulu davantage, passer à d’autres objectifs.

Lire l’article en entier