Aime-moi si tu peux : que vaut le dernier spectacle de Fary ?

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Avis aux amateurs de Fary (et pas seulement), CStar diffuse son spectacle Aime-moi si tu peux ce lundi 2 mars 2026 à 21h10. Alors que vaut le troisième seul-en-scène de l'humoriste ?

Ces deux dernières années, Fary s'est surtout fait remarquer avec son ami Panayotis Pascot avec une adaptation très attendue du cultissime jeu du Loups Garous, dont la première saison s'est achevée en novembre 2024 (avant une deuxième déjà culte). Le duo avait déjà débuté l'année 2025 avec la série Enterrement de vie de garçon. Parallèlement, l'humoriste (pas tendre avec l'émission On n'demande qu'à en rire qui l'a vu débuter) a continué d'emballer nombre de salles de France avec son troisième spectacle : Aime-moi si tu peux. Alors qu'il n'a jamais caché son infidélité chronique, Fary explore l'amour et le couple. Mais son dernier one-man-show est-il vraiment réussi ?

Aime-moi si tu peux : une première partie entre enfance et angoisses de Fary

Tout semble débuter comme un moment de stand-up classique. Et plutôt bien. Avec sa faconde et son charisme habituel, Fary capte son auditoire en brossant les contours du quartier parisien où il habite : Strasbourg-Saint-Denis. "C'est vraiment le mélange de deux des pires endroits en France. (…) Des bobos des cailleras, des gens qui vendent à même le trottoir, de la coriandre et… une basket", lance-t-il. Plein d'humour et de nostalgie, il dépeint cet endroit cosmopolite où il se passe toujours quelque chose, lui rappelant sa jeunesse à Saint-Maur-des-Fossés et le "Fou" de son enfance. Entre sa rue et une pharmacie ouverte 24h/24, la vie nocturne foisonne. Un passage sur le voyage en avion et les aéroports fait aussi rire sur le même registre. Il explore son angoisse de prendre l'avion tout seul enfant, avec "le poids de sa vie sur ses épaules" et une pochette autour du cou. "Clairement une pancarte pour les pédophiles", dit-il. Ses angoisses d'adulte aussi au détour d'anecdotes bien senties sur la perte d'un bagage, face à des employés d'aéroports "en télétravail mais sur place", ou devant une douane marocaine.

Fary questionne l'amour et le couple dans un spectacle spirituel

Dans ses deux premiers spectacles, Fary s'interrogeait principalement sur son identité et l'identité multiculturelle en France. Ici, il s'amuse encore du rapport au travail selon les pays, des "groupes" : blancs, noirs, ou arabes, et de leurs postures. Mais le cœur de son spectacle se situe ailleurs, sur un registre beaucoup plus intime et universel à la fois. Car Aime-moi si tu peux questionne surtout l'amour, et plus précisément le couple. "Mon problème, ce n'est pas elle, c'est le couple", débute-t-il. La deuxième partie du seul-en-scène prend alors petit à petit une direction beaucoup plus spirituelle et philosophique. Fary s'étonne du modèle de relation à deux que beaucoup d'entre nous acceptent et dans lequel nous nous retrouvons enfermés. De "cette fiche de poste" qui nous oblige à "tout partager" ou "faire croire à la personne avec qui tu es que c’est la seule personne qui t’attire". Plus que la notion de fidélité (et la sienne en premier lieu), il remet en question l'idée du couple. Avec un point de vue intéressant : "Tous les jours, on a le choix, et tous les jours, je te choisis toi". Il n'est d'ailleurs peut-être jamais aussi bon que - paradoxalement - quand il est moins drôle. Quand il propose autre chose que ses pairs, faisant un grand pas de côté par rapport au stand-up et ses mécaniques vues et revues. Ce troisième spectacle prend alors les allures d'une conversation, un débat d'idées où l'humoriste lance des sujets au public. À l'évocation des rapports femmes-hommes, il pointe notamment du doigt une éducation genrée qui a conditionné les seconds. Avant de s'improviser professeur de "français de sous-entendus" dans un cours qui faciliterait selon lui la communication entre les sexes. Avec toujours beaucoup d'humour !

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Yoann Jenan

Journaliste grand amoureux du cinéma et de la musique, je suis un enfant de Jurassic Park et d’Un jour sans fin. Thrillers, horreur, science-fiction, ou comédies romantiques sont mon dada. Quand je ne regarde pas Harry Potter pour la énième fois, je me rêve dans les bottes d’un des Sept mercenaires ou à manier le sabre laser sur Tatooine en écoutant Coldplay.

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