Alimentation : faut-il se méfier des emballages ?

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Les consommateurs se soucient souvent des aliments mais pas toujours de leurs emballages. Pourtant, les contenants peuvent eux aussi impacter la santé. En France, le projet FoodContact de l’Inserm s’est fixé un objectif : celui « d’identifier les molécules polluantes des emballages et la manière dont elles contaminent les aliments à leur contact, tout en mesurant les conséquences pour la santé à long terme ». Le projet FoodContact est financé par le programme Impact Santé, et développé en partenariat avec Open Food Facts, Université Paris-Cité, Muséum national d’histoire naturelle, Laboratoire national de métrologie et d’essais, INRAE et Food Packaging Forum.

Dans le détail, les emballages contiennent de nombreuses substances comme des phtalates, des PFAS, des retardateurs de flammes bromés et des bisphénols. Les chercheurs veulent mieux cerner le possible « effet cocktail » lié à l’accumulation de ces substances et la manière dont les emballages peuvent agir sur les aliments.

« Nous aimerions déterminer les liens entre cette contamination et les maladies métaboliques comme l’hypertension et le diabète de type 2, ou encore l’obésité, les pathologies de la thyroïde, et les cancers », détaille Mathilde Touvier, directrice de recherche Inserm et coordinatrice du projet FoodContact, citée par l’Inserm. Cette denrière dirige l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle au Centre de recherche en épidémiologie et statistiques (unité 1153 Inserm/Cnam/INRAE/Sorbonne Paris Nord). Grâce aux données de la cohorte NutriNet-Santé, il est possible pour les d’obtenir des informations sur l’aliment et la nature de son emballage.

En plus des emballages, les consommateurs répondent également à des questions sur les ustensiles utilisés en cuisine. « À partir de toutes ces données, les chercheurs réalisent des modélisations mathématiques pour savoir quels contaminants et quelles doses ont été ingérés par chaque participant », résume l’Inserm. Plus largement, 12 000 substances semblent entrer dans la composition des matériaux au contact des aliments. Cette étude doit maintenant permettre de mesure l’impact de ces substances. Pour limiter le risque, il est recommandé de se tourner davantage vers des contenants en verre et des ustensiles avec des matières plus sécuritaires.

Autre bonne pratique recommandée par le ministère de l’Economie : il est déconseillé de faire cuire des aliments en sacs congélation, ou directement dans des films étirables en matière plastique au four ainsi que de réutiliser des emballages à usage unique pour la conservation ou la cuisson des aliments comme des barquettes/bacs à glace, des gobelets à eau ou des boîtes à camembert pour faire des barbecues.

Sources

Nos aliments sont-ils pollués par les emballages ?, Inserm, 2 mars 2026

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