C’est qui le patron ? C’est lui. Remco Evenepoel s’est adjugé son premier Amstel Gold Race, devenant le 11e Belge sacré sur la classique ardennaise. Dans un duel acharné avec Mattias Skjelmose, vainqueur sortant, le Belge s’est imposé au sprint, prenant sa revanche sur l’an passé.
Dès qu’il a attaqué, à 22 kilomètres de l’arrivée, dans la deuxième ascension du Cauberg, les deux hommes se sont détachés. Romain Grégoire, qui avait été le premier à allumer une mèche parmi les favoris (à 42 kilomètres de l’arrivée), a dû céder et décrocher de la roue des deux favoris, les laissant filer vers la victoire à l’amorce du dernier tour.
En patron dans le Cauberg
Le leader de Red-Bull Bora Hansgrohe avait montré ses intentions 80 kilomètres plus tôt, quand son équipe s’est mise à rouler derrière l’échappée matinale. Composée de neuf coureurs dont deux Français, Warren Barguil et Valentin Retailleau, celle-ci a été reprise coureur après coureur jusqu’au dernier battant Marco Frigo à 36 kilomètres de la ligne. L’Italien a même terminé 10e de la course.
Il a fallu attendre le sprint pour voir Evenepoel décrocher Skjelmose. Plus fort, plus puissant, le champion du monde du chrono a fait grimper les watts et surpris Skjelmose pour lever les bras au nez et à la barbe du Danois. Troisième l’an dernier, il écrit pour la première fois son nom au palmarès de la classique, à 26 ans.
Des chutes et des Français
Après les premières attaques de favoris, les Français étaient présents. Romain Grégoire, bien sûr, mais aussi Mathieu Burgaudeau et Kévin Vauquelin. Sauf que le second est tombé, entraînant Matteo Jorgenson dans sa chute. Le Français s’est relevé mais pas l’Américain touché à l’épaule. Quelques virages plus loin, c’est un ancien vainqueur de la Flèche Wallonne, Marc Hirschi, qui a vu ses ambitions s’écrouler dans une autre chute.
Alex Baudin, Benoît Cosnefroy et Ewen Costiou, les trois autres Français en vue, ont longtemps roulé pour revenir sur le duo de tête, en vain. Benoît Cosnefroy s’est contenté de la troisième place en réglant au sprint le groupe des poursuivants qui avait repris Grégoire. Un premier podium tricolore depuis… lui-même en 2022 (2e) et surtout le quatrième podium français en 60 éditions, bien loin des victoires de Jean Stablinski en 1966 et Bernard Hinault en 1981.
Rendez-vous dès mercredi pour les hommes forts de cet Amstel Gold Race pour la Flèche Wallonne, où s’alignera un certain Paul Seixas, le prodige français vainqueur du récent Tour du Pays basque.




