Avec The Bassoonist’s Songbook, la star de l’instrument montre que le basson a en réalité toutes les qualités d’un grand soliste. Jouissif.
On le surnomme parfois « le clown de l’orchestre ». Avec sa drôle d’allure, son tuyau d’anche en forme de point d’interrogation et son aspect particulièrement encombrant, le basson n’a pas toujours bonne presse auprès du grand public. Pourtant, l’iconique voix du grand-père de Pierre et le Loup a plus à offrir que ces airs renfrognés ou maladroits que lui prêtent souvent les compositeurs. C’est en tout cas le point de vue de la jeune Britannique Amy Harman.
Celle qui occupe aujourd’hui le poste de premier basson solo au sein de l’Aurora Orchestra de Londres est sans doute l’une des meilleures avocates de sa génération pour l’instrument. Elle l’a démontré au fil de ces dernières années, en devenant à 22 ans le plus jeune basson solo de l’orchestre de la BBC du pays de Galles, puis, un an plus tard, celui du Philharmonia de Londres alors dirigé par un certain… Esa-Pekka Salonen !
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«Le basson peut chanter haut»
Elle le prouve à nouveau en publiant, chez Chandos Records, un captivant et courageux premier album solo 

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