Avec «une profonde émotion et une grande tristesse», la FFF a annoncé, ce mardi, le décès de Jean-Pierre Escalettes, qui fut à la tête du football français entre 2005 et 2010.
Passer la publicité Passer la publicitéLe football français est en deuil. Ancien président de la Fédération Française de football entre 2005 et 2010, Jean-Pierre Escalettes est décédé à l’âge de 90 ans, a annoncé la FFF ce mardi. «Figure profondément respectée et appréciée du football français, Jean-Pierre Escalettes a dédié toute sa vie à notre sport, qu’il a servi avec passion, humanité et fidélité, depuis ses débuts comme joueur, éducateur et dirigeant de club du CA Ribérac, en terres périgourdines, jusqu’aux plus hautes responsabilités fédérales», peut-on lire dans le communiqué de la Fédération, qui «salue avec une profonde reconnaissance la mémoire» de l’ancien dirigeant né à Béziers, un «homme de culture, de valeurs et de transmission.»
Durant son mandat à la tête du football français, Jean-Pierre Escalettes a notamment connu la finale de la Coupe du monde 2006 perdue par les Bleus face à l’Italie, le fiasco du côté du Mondial 2010 à Knysna ainsi que l’obtention de la désignation de la France comme pays organisateur de l’Euro 2016. «C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que la Fédération Française de Football rend aujourd’hui hommage à Jean-Pierre Escalettes [...] Érigeant l’intérêt général en valeur cardinale, il a œuvré sans relâche pour rapprocher le football professionnel et le football amateur, avec la volonté constante de préserver l’unité et la richesse de notre modèle français», a salué le président de la FFF Philippe Diallo.
«Un homme de conviction, profondément humain»
Ex-professeur d’anglais, fait Chevalier de la Légion d’Honneur en 1988, Escalettes était arrivé à la FFF en 1985 après avoir travaillé au district de football de Dordogne puis à la Ligue d’Aquitaine. Élu président de la Fédération en 2005, réélu en 2008, il avait démissionné à l’été 2010 suite à l’échec de la Coupe du monde en Afrique du Sud marquée par la grève des joueurs de Raymond Domenech, éliminés au premier tour.
«Je salue un homme de conviction, profondément humain, viscéralement attaché aux valeurs du football, dont l’engagement, la volonté de transmission – héritage de son passé d’enseignant –, le sens du collectif et le dévouement pour notre sport resteront à jamais exemplaires, poursuit Philippe Diallo. Au nom de la Fédération Française de Football et de tout le football français, nous adressons à sa famille et à ses proches, nos pensées les plus sincères.»

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