Angers - PSG (0-3) : facile vainqueur, Paris a une bonne tête de champion

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Les mathématiques ont bon dos. Les chiffres, bien sûr, interdisent encore à Paris de déboucher le champagne, l’autorisent aussi à tempérer les ardeurs des présomptueux qui, selon le leader, voudraient aller plus vite que la musique. Mais ils ne masquent pas l’incontestable réalité. N’en déplaise à ceux, en interne, qui tenteraient de faire croire que le suspense plane encore sur le championnat de France, cet avant-dernier week-end d’avril a, sans véritable doute possible, levé le voile sur l’issue de la Ligue 1.

Une partie du suspense s’était déjà envolé, vendredi soir à Brest, où Lens, le dauphin du club de la capitale tenu en échec (3-3), avait quasiment fait une passe décisive à son principal concurrent dans la course au titre. Ne restait plus à Paris qu’à finir le boulot pour matérialiser la prédiction du lensois Florian Thauvin, affirmatif vendredi soir pour dire que « le sujet est clos, il n’y a plus de titre ! »

De titre, il y en a encore un, mais force est de constater que cette année de nouveau, il n’échappera pas au PSG de Luis Enrique. Au-delà des différences de budget et d’expérience, Pierre Sage a, sans doute la mort dans l’âme, pu constater que son homologue espagnol avait un autre très sérieux avantage sur son RC Lens : lui, peut compter sur ses « seconds couteaux » lorsqu’il s’agit d’enfoncer le clou.

Ce samedi, dans un rendez-vous comme prévu déséquilibré face à des Angevins pourtant loin d’avoir joué les victimes, ce sont les hommes de banc qui ont permis à Paris de prendre six longueurs d’avance sur les Sang-et-Or à l’issue de cette 31e journée. Pas de Lucas Chevalier dans la cage pour suppléer un Matveï Safonov fidèle au poste, mais un Lucas Beraldo inspiré comme rarement encore sous le maillot du PSG en symbole de cette victoire décrochée par une équipe remaniée.

Aligné de nouveau dans l’entrejeu, à la place d’un Vitinha touché au talon, le Brésilien a été impliqué sur les trois buts inscrits par Paris. Les deux premières fois en cassant les lignes de sa patte gauche, avec une telle précision clinique que Lee, tout en sang-froid après une tentative avortée d’Hakimi (8e), puis Mayulu, d’un plat du pied du droit (39e), ont fait de ces premiers buts de vrais délices. Une simple mise en bouche pour le milieu brésilien qui, après un missile qui aura obligé Koffi à se détendre, viendra clore la marque d’un coup de tête décroisé imparable (52e).

Dans ce contexte, l’expulsion de Gonçalo Ramos, averti une deuxième fois pour une charge sur Koffi (74e) sera presque anecdotique. En décrochant son dix-huitième succès d’affilée face au SCO, Paris s’est sans doute assuré son 15e titre de champion de France. Il lui faudra attendre quelques temps encore, pour le célébrer, que passe le choc face au Bayern de Munich en demi-finale de Ligue des champions.

Mardi, pour le premier volet de la double confrontation, Enrique sait déjà qu’il pourra compter sur sa triplette offensive Doué – Dembélé – Kvaratskhelia, volontairement économisée en Anjou. Fabian Ruiz et Nuno Mendes, qui ont eux aussi participé aux festivités, seront aptes eux aussi. Reste à savoir si Achraf Hakimi et Lucas Hernandez, sortis à la pause, seront eux aussi en jambes. Mais ce samedi au stade Raymond Kopa, cela ne suffisait pas inquiéter le futur champion de France.

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