Après Aix et Colmar, le réseau de librairies Mon Chat Pitre veut faire « ronronner » Toulouse

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Après Aix-en-Provence et Colmar, l’enseigne Mon Chat Pitre ouvrira début mai à Toulouse sa troisième adresse en France. Cette nouvelle implantation qui succède à une librairie jeunesse dans le quartier de la place de la Bourse, sera gérée par un duo mère fille et accueillera dans ses rayons plusieurs chats adoptés, prêts à mener une nouvelle vie au milieu des livres. C’est le concept de « ronron-librairie », lancé en 2021 par l’ancienne journaliste Solène Chavanne, et qui associe lecture et protection animale.

« J’ai eu pendant plusieurs années une chronique sur LCI durant laquelle je faisais adopter des chats et des chiens mais l’idée m’est venue un matin, en voyant mon chat Moustache, allongé sur un livre. Je savais que des bars à chats existaient mais des librairies, non. Pourtant les deux vont très bien ensemble. J’ai voulu combiner la sérénité apportée par un moment de lecture à l’apaisement que procure le chat ».

Marcel, mascotte de l’enseigne

Sans expérience ni étude de marché, Solène Chavanne et son compagnon de l’époque resté son associé, Jean-Philippe Doux, journaliste chez RMC, quittent Paris en juin 2020 pour s’installer à Aix-en-Provence. La première librairie Mon Chat Pitre naît un an plus tard avec Marcel dans le rôle phare du chat libraire. Trouvé dans une poubelle, ce félidé orphelin dont la passion insolite est de parler aux lustres, est devenu la mascotte de l’enseigne. Quatre ans après sa création, l’enseigne Mon Chat Pitre qui se développe en licence de marque, revendique 60 millions de vues sur les réseaux sociaux, quelque 100 000 abonnés et une clientèle internationale.

Pour la librairie toulousaine, l’équipe féline est en partie constituée. Elle réunira deux chattes trouvées dans une rue d’Ibiza, deux autres provenant d’associations locales et d’un matou venu de Grèce. « Lui aussi a été récupéré dans une poubelle par une dame qui m’a aussitôt appelée pour le recueillir. Il semble avoir toutes les qualités requises. Il est rigolo et pot de colle », explique Solène Chavanne.

Un modèle qui permet à des librairies indépendantes d’exister

Aménagée en « paradis pour chat », chaque implantation comprend une pièce dédiée aux différents besoins des huit à neuf félins qui y sont accueillis. Mais c’est bien dans les rayons, au contact des livres et des clients, qu’ils passent le plus clair de leur temps.

« Les chats créent des liens impressionnants. Dans la librairie, les gens s’assoient pour les caresser, se parlent et rient ensemble. Ils viennent rencontrer les chats qu’ils ont vus sur les réseaux mais ils achètent aussi des livres. Notre modèle fonctionne. Face à la concurrence de la vente en ligne et des grandes enseignes, il permet à des libraires indépendantes d’exister », veut croire Solène Chavanne.

Après Toulouse, l’enseigne a prévu d’ouvrir courant juin trois nouvelles librairies, à Bordeaux, Versailles et Albi. L’ambition de Mon Chat Pitre étant bien de « faire ronronner toutes les villes de France » et pourquoi pas à l’étranger aussi. Sa créatrice a déjà reçu des demandes provenant d’Argentine et du Canada.

« Nous resterons très sélectifs sur le choix des candidats. On parle de bien-être animal. On ne se sert pas des chats pour faire un business mais pour leur offrir une seconde vie après la rue ou le refuge. Cela nécessite d’être très présent. Il faut savoir que la France bat des records avec 100 000 à 300 000 abandons par an selon les associations, en majorité des chats », souligne la fondatrice de Mon Chat Pitre qui a déjà en tête de créer une fondation pour accueillir les futurs « retraités des librairies ».

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