L’auteur de BD français Clément Oubrerie, dessinateur des séries « Aya de Yopougon » et « Pablo », est mort dimanche à l’âge de 59 ans, a annoncé lundi la maison d’édition Dargaud.
« Sa palette, son sens du découpage, l’expressivité de ses personnages, la virtuosité de son dessin » ont fait de lui « un pilier de la bande dessinée », a salué l’éditeur dans un communiqué. « Clément Oubrerie laisse à la bande dessinée un héritage poétique, joyeux et protéiforme », a-t-il ajouté.
Né en 1966, Clément Oubrerie a démarré ses études à l’École supérieure d’arts graphiques avant de partir aux États-Unis, où il débute sa carrière en tant qu’illustrateur jeunesse et sort ses premiers albums.
Saga de 8 tomes
En 2005, il publie avec la scénariste Marguerite Abouet le premier tome de « Aya de Yopougon », qui raconte la vie dans les années 70 d’Aya, une ivoirienne de 19 ans vivant à Yopougon, quartier populaire d’Abidjan.
Couronnée meilleur « Premier album » au festival d’Angoulême en 2006, cette BD lance une saga qui compte désormais huit tomes et a été traduite en plus de quinze langues.
Il co-réalise en 2013 avec Marguerite Abouet l’adaptation en long-métrage d’animation des deux premiers tomes d’Aya, produit par le studio « Autochenille Production » qu’il a fondé avec le dessinateur Joann Sfar et le réalisateur Antoine Delesvaux.
À partir de 2012, il entame la série « Pablo » avec sa compagne, la scénariste Julie Birmant, consacrée à la jeunesse du peintre Picasso à Montmartre. Cette collaboration sous forme de fictions documentaires a continué autour d’autres artistes comme la danseuse américaine Isadora Duncan (« Il était une fois dans l’Est », 2015) et le peintre Salvador Dali (« Dali, avant Gala », 2023).




