Brest-Lens : scénario de folie, les Nordistes craquent dans le sprint final, les choix de Pierre Sage... Les tops et les flops

il y a 2 hour 1

Après le match nul arraché par le Racing Club de Lens à Brest (3-3) ce vendredi soir, en ouverture de la 31e journée de Ligue 1, découvrez ce qui a plu... et déplu à la rédaction du Figaro.

TOPS

Un scénario de folie

Il ne reste que quatre journées de Ligue 1 à disputer et on l’a bien compris, cette saison sera folle jusqu’au bout. Si l’affiche Brest-Lens, en ouverture de la 31e journée, n’était pas la plus attrayante sur le papier, les joueurs ont proposé sur le terrain un magnifique spectacle. Une première mi-temps d’anthologie des Brestois face à des Lensois apathiques dans un premier temps. Puis une remontée aussi inattendue qu’incroyable des Sang et Or en deuxième période, pour un match nul arraché en toute fin de match et un succès qui a finalement fui les hommes de Pierre Sage d’un rien. Le tout avec des buts somptueux et des occasions à foison. Merci messieurs pour ce spectacle !

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La première mi-temps du Stade Brestois

Douzième de Ligue 1 au coup d’envoi, déjà assuré du maintien et trop loin pour se mêler à la lutte pour l’Europe, Brest n’a plus rien à jouer en cette fin de saison, si ce n’est se faire plaisir. Ainsi, les Bretons ont réalisé 45 minutes absolument somptueuses, en termes d’intensité, d’idées, de motivation et, plus globalement, de pur football. Ce n’est pas pour rien que les hommes d’Eric Roy sont rentrés aux vestiaires avec trois buts d’avance, grâce à trois réalisations magnifiques. D’abord une belle frappe à l’extérieur de la surface de Daouda Gunido, puis un beau coup de tête de Lucas Tousart et enfin une merveille de contre conclue par Eric Junior Dina Ebimbe. Pendant trois quarts d’heure, les Brestois ont montré qu’ils savaient régaler leurs supporters, ce qu’ils ont trop peu fait cette saison, et c’est bien dommage.

Les indispensables Lensois

Trois jours après la qualification pour la finale de la Coupe de France face à Toulouse (victoire 4 buts à 1), Pierre Sage a décidé de faire tourner son effectif et de faire confiance à certains habituels seconds couteaux, pour faire souffler Florian Thauvin, Odsonne Edouard ou encore Allan Saint-Maximin. Mais après la première période terrible de ses joueurs, le tacticien lensois ne s’est pas posé de questions et a multiplié les changements dès le début de la deuxième période, pour un résultat très clair : Florian Thauvin et Allan Saint-Maximin ont tous les deux marqué, tandis que Saud Abdulhamide, également entré en jeu, a délivré une passe décisive. Des entrées fracassantes qui démontrent l’importance de certains joueurs à Lens, dont plusieurs sont mêmes indispensables.

Coudert a tout fait pour retarder l’échéance

Plusieurs joueurs brestois ont réalisé une très grande première période, avant de s’éteindre en deuxième période. Parmi eux, le latéral gauche Daouda Guindo, premier buteur puis passeur décisif pour Lucas Tousart, ou encore Ludovic Ajorque, au four et au moulin, comme à son habitude. À l’inverse, un joueur s’est particulièrement illustré en deuxième période : Grégoire Coudert. S’il a encaissé trois buts, dont le premier sur lequel il n’est pas exempt de tout reproche malgré la mauvaise relance de son coéquipier, le gardien breton a été remarquable à côté. Il a multiplié les arrêts en deuxième période, lorsque Lens poussait pour arracher, puis à la toute dernière seconde, pour préserver le match nul de son équipe. Sans lui, Brest serait peut-être reparti avec zéro point ce vendredi soir...

FLOPS

Pierre Sage s’est trompé

Il avait choisi de faire tourner, mais après quelques minutes, il a certainement dû regretter son choix. Face à la multiplication des matchs de son équipe et trois jours après le match de Coupe de France face à Toulouse, Pierre Sage avait choisi de titulariser des joueurs comme Wesley Saïd, Florian Sotoca ou encore Arthur Musuaku. Tous sont passés à côté de leur première période, au point qu’ils sont sortis pratiquement dès le retour des vestiaires, à la 50e minute. Des changements qui ont coïncidé avec la renaissance lensoise. Très remonté contre ses joueurs à la fin de la rencontre, l’entraîneur des Sang et Or a fait passer un message clair au micro de Ligue 1+.«Le temps de jeu, ça ne se donne pas, ça se gagne», a-t-il déclaré, affirmant également «ne pas avoir été respecté» par son équipe. Ambiance...

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La craquante des Brestois

Comment ont-ils pu se saborder de cette manière ? À quelques semaines d’une saison sans saveur, parcourue pendant de longs mois dans le ventre mou du classement en Ligue 1, les Brestois ont possiblement réalisé leur meilleure période de la saison. Ils menaient de trois buts face à Lens, à la lutte pour le titre et pouvaient espérer obtenir un prestigieux succès. Mais de 45 minutes de rêve, les Bretons sont passés à 45 minutes terribles. Les hommes d’Eric Roy se sont recroquevillés en défense après la réduction du score lensoise suite à une grossière erreur de Soumaila Coulibaly et n’ont plus rien proposé. Même les rares situations de contre ont été mal exploitées par les attaquants, notamment les entrants. Un match à l’image de la saison brestoise : inégale et insuffisante.

La fin de la course au titre ?

À l’aube de cette 31e journée de Ligue 1, il restait cinq matchs à jouer aux Lensois et aux Parisiens, eux qui comptent un match en retard par rapport aux autres équipes et les champions d’Europe comptaient quatre points d’avance avant la rencontre entre Lens et Brest. Désormais, le PSG n’en a plus que trois, mais avec un match de retard sur leurs rivaux nordistes. Demain, les hommes de Luis Enrique pourraient en compter six, en cas de succès à Angers. Une avance confortable, à quatre matchs de la fin de saison, même si Lens et Paris s’affronteront le 13 mai prochain, trois jours avant l’ultime journée. Mais ce potentiel choc décisif pour devenir champion de France pourrait bien être dénué de tout suspense : Paris a désormais son destin en main pour mettre Lens définitivement hors course et tuer le suspense dans la course au titre.

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