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La construction de béton imaginée par l’architecte japonais Kengo Kuma et destinée à protéger le portail gothique de la cathédrale d’Angers (Maine-et-Loire) est inédit. Les visiteurs sont étonnés, charmés ou… courroucés.
Devant la cathédrale Saint-Maurice d’Angers (Maine-et-Loire), Romain et Jean-Paul ne sont pas du même avis. « C’est magnifique, juge le premier. À la fois sobre et majestueux. L’intégration au quartier médiéval est très réussie. » « Je ne suis pas fan de ces gros machins, assène le second. Rien à voir avec l’élégance du gothique angevin. La greffe ne prend pas. » Dix jours après l’inauguration, jeudi 9 avril, de la monumentale galerie destinée à protéger le portail gothique de l’édifice historique, les visiteurs, qui se comptent désormais par milliers, sont partagés et leurs avis tranchés.
Les cinq arches de béton de la construction, imaginée par l’architecte japonais Kengo Kuma, 71 ans, s’imposent lourdement au pied du bâtiment qui, même s’il date du XIIe siècle, a connu maints remaniements et ajouts au fil du temps. Elles répondent, comme un miroir, aux nombreux arcs de la façade, ajoutant à son rythme. « C’est un lien entre le passé et le présent », résumait Kengo Kuma, il y a un an. Il expliquait s’être inspiré des drapés des statues de l’église pour dessiner les voussures de l’ensemble, qui créent « un jeu d’ombre et de lumière ».




