« C’est énorme ! » : un an après son faux trophée, Franck Dubosc reçoit son premier César

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L’acteur, réalisateur et scénariste a été couronné ce jeudi soir, avec Sarah Kaminsky, du César du meilleur scénario pour « Un ours dans le Jura ». C’est la première fois qu’il est récompensé lors de la cérémonie du 7e art.

La salle a bruissé d’un « Waouh ! » de joie quand il a posé sa main, solennellement, au sommet de son César. Franck Dubosc l’a fait : un an après avoir reçu un mini-César imaginaire, l’acteur, scénariste et réalisateur de 62 ans a remporté son premier trophée. Ce jeudi soir, lors de la 51e cérémonie des César, il a décroché, avec Sarah Kaminsky, le César du meilleur scénario original pour « Un ours dans le Jura ». Sorti le 1er janvier 2025, ce film — le troisième de Dubosc en tant que réalisateur après « Tout le monde debout » et « Rumba la vie » — a réalisé 1,5 million d’entrées et a été le troisième long-métrage français le plus vu en salle en 2025.

« C’est la première fois que je vais rester assis pendant toute la cérémonie, nous avait confié Franck Dubosc un peu avant 20h30 dans le foyer de l’Olympia (Paris IXe), alors qu’il arrivait à la cérémonie avec son épouse, Danièle. D’habitude, je suis debout en coulisses et je monte sur scène pour remettre un César. » On avait souligné qu’il risquait de se lever, puisqu’il était nommé au César du meilleur scénario original, il nous avait glissés : « Croisons les doigts ! »

« Ne me retenez pas, je reviendrai ! »

Ce jeudi soir, donc, Franck Dubosc a d’abord laissé Sarah Kaminsky remercier pour cette récompense décernée à « une comédie qui n’en est pas tout à fait une ». Puis, il a touché son César et souri : « C’est énorme ! » Après avoir remercié « Sidonie Dumas des établissements Gaumont (la directrice générale de Gaumont) pour m’avoir permis de réaliser ce scénario », il a pris un ton ironiquement grandiloquent pour lancer : « Un scénario, c’est quoi ? Un scénario, c’est une histoire, avec un début, un milieu et une fin… Et j’espère que la mienne, mon histoire, elle en est au milieu. »

Il s’est ensuite amusé à mélanger les genres et les références : « Forcément, j’ai une pensée pour Abel Gance, pour Julien Duvivier, bien sûr, et pour Philippe Lacheau, qui font notre cinéma français. Voilà. Ne me retenez pas, je reviendrai ! Merci ! »

L’an dernier, Franck Dubosc avait livré devant la grande famille du cinéma un discours de quatre minutes, phénoménal d’autodérision. En recevant, le « César de celui qui n’a jamais eu de César », il avait remercié « tous ceux sans qui(il) n’aurai(t) pas eu ce César ».

2025, une année pleine

« D’abord, je pense à Monsieur Jacques Audiard, qui ne m’a jamais engagé sur un de ses films, ce qui m’a permis bien sûr d’avoir toutes mes chances », avait-il entamé… « Je comprends pourquoi les comédies sont moins récompensées aux César, mais je voudrais juste rappeler à l’Académie que j’ai fait des comédies qui n’étaient pas drôles », avait-il poursuivi. Ajoutant qu’il espérait réaliser cette année « le grand chelem » : « Pas d’Oscar, pas de César, peut-être pas de prix d’interprétation à Cannes. » « À l’année prochaine, si tout va mal ! », avait-il conclu… Dans une boutade finalement devenue réalité.

Après ce faux César, Franck Dubosc a enchaîné les tournages en 2025 : il a incarné un méchant dans « Lady Chang » de Xavier Gens, un film de genre réalisé en Thaïlande, a joué d’Artagnan dans « Les Caprices de l’enfant roi » de Michel Leclerc et le rôle principal dans « Le Teckel », une comédie de Mathieu Sapin. En juin, il commencera le tournage de son quatrième long-métrage, « 5h48 place des Martyrs », une comédie sociale mettant en scène un chauffeur de bus qui prend ses voyageurs en otages après les avoir prévenus.

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