C'était mieux demain : Faut-il voir cette comédie avec Elsa Zylberstein et Didier Bourdon ?

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En mêlant comédie et voyage dans le temps, Vinciane Millereau signe un premier film malicieux, C'était mieux demain, diffusé vendredi 24 avril 2026 à 21h10.

Depuis longtemps, le paradoxe temporel et le saut brutal dans le temps sont de puissants moteurs pour construire des récits, en littérature comme au cinéma. On le sait, c’est dans la science-fiction que ce procédé s’épanouit le mieux, comme le prouvent les grands classiques du genre, La Machine à explorer le temps, La Planète des singes, Terminator, Interstellar, ou plus récemment The Tomorrow War. Parfois, elle se mâtine de comédie, comme dans Retour vers le futur ou Les Visiteurs.

C’est de toute évidence vers ces deux modèles à très grand succès que la comédienne Vinciane Millereau s'est tournée pour imaginer son premier long métrage, C’était mieux demain, diffusé sur Canal+ vendredi 24 avril 2026 à 21h10.

Quand le saut dans le temps chamboule tout

Soit Hélène et Michel Dupuis, couple traditionnel de la France de la fin des années 1950, brusquement catapultés par une électrocution de machine à laver dans les années 2020. Michel, cadre en entreprise, paternaliste à souhait, se retrouve en homme au foyer, totalement dépassé par la domotique, tandis qu’Hélène, épouse et mère soumise, devient une cheffe d’entreprise qui s'adapte à toutes les situations.

On le voit, le concept de cette comédie du retournement constant des situations ne brille pas par une folle originalité. Pourtant, à l’aide de petites touches dans le scénario et de dialogues bien sentis, Vinciane Millereau parvient à faire passer un discours progressiste et féministe dans un scénario par ailleurs très calibré.

Elsa Zylberstein et Didier Bourdon, deux vedettes très bien distribuées dans C'était mieux demain

Cette comédie est évidemment aidée dans son entreprise par ses deux vedettes, très bien choisies, qui jouent avec un certain bonheur la carte du décalage. Didier Bourdon (qui se confiait récemment sur sa vie de famille) est aussi à l’aise en pater familias sûr de son fait qu’en voyageur temporel complètement paniqué face à une enceinte connectée ou un robot aspirateur.

Quant à Elsa Zylberstein (qui évoque ici ses souvenirs de tournage), elle parvient à rendre son personnage cohérent sur les deux époques : c’est son humanité et sa capacité à résoudre les conflits qui font à la fois d’Hélène l’épouse soumise des années 1950 et la manageuse attentive, bienveillante et, in fine, très efficace, des années 2020. Jolie pirouette.

3 questions sur le film C'était mieux demain

Quel film culte des années 80 a-t-il inspiré la réalisatrice pour son film ?

La principale inspiration de Vinciane Millereau pour le film fut Retour vers le futur avec son mélange de comédie et de paradoxe temporel. Mais Le Monde de Narnia et Les Visiteurs, qui l'ont également marquée, ont droit à des références dans le film.

Pourquoi la machine à laver est-elle particulièrement importante dans le film ?

Tout part d'une discussion que la réalisatrice a eu un jour avec sa grand-mère, cette dernière affirmant que l'arrivée de la machine à laver avait radicalement changé son existence, car la lessive était avant une corvée particulièrement chronophage.

Où est tourné le film C'était mieux demain ?

Si les intérieurs du film (la maison de Michel et Hélène Dupuis) ont été tournés en studio, les extérieurs ont été tournés en Belgique, dans les rues de Waterloo et Bruxelles.

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