Entretien. Face à la hausse de l'imprégnation au cadmium, le gouvernement a annoncé le remboursement de certaines analyses. Sans préciser à ce stade les publics concernés, ni les concentrations à partir desquelles il faudra mettre en place un suivi médical.
Publié le 17/04/2026 à 16:00

Derrière la nourriture de supermarché, des matières premières raffinées, fondues, extrudées, hydrolysées, broyées
Flickr/chat_44/CC
Il y a six mois, la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) alertait sur l'augmentation de l'imprégnation au cadmium. En dix ans, les taux auraient quasiment doublé dans la population française, selon une étude publiée en 2021 par Santé publique France. La faute au tabac, première source d'exposition, mais aussi aux produits de consommation courante, le blé, le riz, les gâteaux, nombreux à être contaminés comme l’a récemment rappelé l'Agence nationale de sécurité alimentaire.
Si la substance, toxique pour les reins et les os, se trouve un peu partout dans l'alimentation, comment s'en prémunir ? Face aux inquiétudes, le ministre de la Santé de l'époque, Yannick Neuder, avait promis de rembourser les dépistages. Six mois plus tard, alors que le sujet revient sur la table, le gouvernement n'a pu que renouveler ses annonces. Un accord vient d'être trouvé entre l'Assurance maladie et les représentants des laboratoires de biologie médicale sur les prix à pratiquer, mais aucune stratégie concrète n'a été dévoilée.

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