Greenpeace s’en prend au golf de Donald Trump. Ce lundi, des activistes de la célèbre ONG écologiste ont installé des éoliennes miniatures sur le green du club de golf de Trump Turnberry en Écosse, appartenant au président américain. « Choisissez le vent, dégagez Trump » ont écrit les militants sur une pancarte.
Au total, six mini-éoliennes en bois de trois mètres de haut ont été installées, tôt ce lundi matin le long de la plage et autour du green. Les installations ont été retirées à l’arrivée des premiers golfeurs.
« Donald Trump veut nous garder comme membres permanents de son club de golf dans lequel à chaque fois qu’il commence une guerre illégale les factures s’envolent alors que les promoteurs du secteur des énergies fossiles engrangent des milliards », a ironisé Lilly-Rose Ellis, militante de Greenpeace UK dans un communiqué. Selon elle, les énergies renouvelables « que Trump déteste » sont le meilleur rempart face « au chaos qu’il a déclenché ».
Donald Trump et son obsession des éoliennes
Les éoliennes sont une cible récurrente du locataire de la Maison Blanche. Mi-avril il avait exhorté le Royaume-Uni à forer en mer du Nord afin d’y développer l’exploitation pétrolière. « Ils devraient utiliser (le pétrole). Et ils ne le font pas. Ils construisent des éoliennes, encore des éoliennes. Les éoliennes, ça ne sert qu’à une chose : vous ruiner. », avait déclaré Donald Trump à Washington indiquant qu’il conseillait le Premier ministre Keir Starmer sur le forage en mer, rapportait The Independant. Un combat qu’il a notamment porté lors de la campagne présidentielle de 2024 avec son fameux slogan pro pétrole « Drill, baby, drill » (« fore, mon grand, fore »).
Fin mars, l’administration américaine et le groupe TotalEnergies ont signé un accord de remboursement de près d’un milliard de dollars au géant français, compensant l’abandon de ses projets d’éolien en mer aux États-Unis, remplacés par des investissements dans le gaz et le pétrole.
« Davantage d’énergie propre, indépendante du détroit d’Ormuz et des gazoducs russes, peut nous faire économiser de l’argent, renforcer notre sécurité et lutter contre le changement climatique », estime Lilly-Rose Ellis. Un sondage réalisé pour l’ONG Energy and Climate Intelligence Unit en mars indiquait que 65 % des électeurs écossais s’opposent à augmenter l’extraction d’énergies fossiles.




