Condamnation de Kamel Daoud : la ministre de la Culture rappelle «la nécessité de défendre les artistes dans leur dignité et leur sécurité»

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Par Le Figaro avec AFP

Le 23 avril 2026 à 08h21

Couronné d’un prix Goncourt en France, le roman Houris traite de la décennie noire (1991-2002), guerre civile taboue pour le régime d’Alger.

Couronné d’un prix Goncourt en France, le roman Houris traite de la décennie noire (1991-2002), guerre civile taboue pour le régime d’Alger. AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP / TERESA SUAREZ

L’écrivain a été condamné mercredi à trois ans de prison ferme par l’État algérien, qui lui reproche la teneur de son roman Houris, prix Goncourt 2024. Catherine Pégard exprime son «attachement indéfectible à la liberté de création».

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Couronné d’un prix Goncourt en France, Houris traite de la décennie noire (1991-2002), guerre civile taboue pour le régime d’Alger. Kamel Daoud a été condamné par les tribunaux algériens à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende pour son roman publié chez Gallimard en 2024.

La ministre de la Culture Catherine Pégard a réagi à cette condamnation en rappelant son « attachement indéfectible à la liberté de création » et «la nécessité de défendre les artistes dans leur dignité et leur sécurité», dans une déclaration transmise à l’AFP jeudi.

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Deux mandats d’arrêt

Pendant dix ans, l’Algérie a été le théâtre d’affrontements sanglants entre l’État et les islamistes, qui ont fait des dizaines de milliers de morts. Dans le pays, une Charte pour la paix et la réconciliation nationale condamne « quiconque qui, par ses déclarations, écrits ou tout autre acte, utilise ou instrumentalise les blessures de la tragédie nationale (...) ». Le prix Goncourt reviendra-t-il un jour dans son pays natal ?

Au mois de mai 2025, Kamel Daoud a été visé par deux mandats d’arrêt internationaux émis par le pouvoir algérien. Dix ans plus tôt, en décembre 2014, il était la cible d’une fatwa émise par un imam salafiste. «La fabrique du traître est essentielle pour la consolidation du régime. Et il faut ajouter à cela que je suis un transfuge social, né dans un village, n’appartenant pas au milieu intellectuel de l’hypercentre d’Alger. Tout cela fait de moi une cible», observait en 2025 l’écrivain dans Le Figaro .

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