Pierre Gosselin, président de la FFSA, a alerté sur la «gravité de la situation éthique et juridique» de l’institution en portant notamment plainte contre son prédécesseur Jacques Régis.
Passer la publicité Passer la publicitéÉlu pour quatre années à la présidence de la Fédération française de sport automobile le 9 octobre 2024, Pierre Gosselin a lâché ce mercredi une bombe qui plonge dans la crise l’institution basée en bord de Seine, à Paris, avenue de New York. Dans un communiqué transmis ce mercredi, le dirigeant a annoncé avoir réuni en urgence le comité directeur afin «d’exposer la gravité de la situation éthique et juridique dans laquelle» se trouvait la FFSA contrainte «de prendre en urgence des mesures concrètes.»
Des flux financiers «à éclaircir»
Depuis sa prise de pouvoir, Pierre Gosselin affirme avoir découvert que les instances en place étaient «inutilement complexes, opaques et parfois contraires à ses intérêts», dénonçant même «un système de gouvernance opaque et illégal qui menace tant notre agrément ministériel que notre probité.»
Les mots sont choisis et pesé et la situation grave selon le patron de la puissante fédération fondée en 1952. «Je ne sais pas ce que les inventeurs de ce système ont voulu cacher, mais force m’est de constater que cette gouvernance crée des zones d’ombre, des décisions et des flux financiers qu’il revient urgemment à la Fédération et à l’État d’éclaircir. Des risques de gestion de fait, de conflits d’intérêts et d’avantages indus pèsent sur notre gestion passée», dénonce Pierre Gosselin.
Le dirigeant a indiqué avoir saisi le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative pour que celle-ci mène une enquête via l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche sur les actes, les flux passés et le respect du cadre de la délégation de service public.
Une plainte déposée contre Jacques Régis, ancien président de la FFSA
Parallèlement, Pierre Gosselin a annoncé avoir déposé une plainte pénale «pour des agissements suspects des anciens dirigeants à l’origine de cette opacité et bénéficiaires d’avantages et de positions qui interrogent.» Une action accompagnée aussi d’une plainte contre son prédécesseur Jacques Régis «pour menaces, intimidation, dénonciation calomnieuse et, diffamation.»

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