Grosse tension sur l’OM. En l’espace de 4 jours, les Marseillais vont, en effet, jouer une grosse partie de leur saison. Ce dimanche soir (20 h 45) au stade Vélodrome, ils vont d’abord affronter Lyon pour un Olympico aux saveurs de la qualification directe pour la Ligue des champions. Puis mercredi prochain, ils vont enchaîner par la réception de Toulouse en quart de finale de la Coupe de France.
Deux tournants très importants à l’amorce du sprint final. Mais, ces rencontres arrivent à une période de crise. Depuis l’élimination rocambolesque en Ligue des champions, les Phocéens n’ont pas gagné un seul match de L1 en 4 rencontres (2 nuls et 2 défaites) dont une humiliation (5-0) au Parc des Princes face au rival parisien. Une claque qui a provoqué l’éviction de Roberto De Zerbi. Habib Beye, l’ancien capitaine de l’OM est venu aux manettes de son club de cœur. Mais, cela n’a pas suffi pour stopper la série négative en s’inclinant à Brest (2-0) le 20 février.
Après le revers en Bretagne, les Phocéens sont partis une semaine en stage à Marbella (Espagne), loin de la pression qui règne à la Commanderie. Ils ont effectué un gros travail tactique et en ont profité pour faire des activités de groupe afin de resserrer les liens. Le stage de l’an passé à Rome en fin de saison, alors que l’OM se trouvait dans une zone de turbulence, avait permis aux Marseillais de retrouver de la sérénité et finir dauphin du PSG.
« Définir un cadre »
« Cela s’est très bien passé. Ce sont des moments privilégiés. On a eu beaucoup de sourires, a déclaré Habib Beye. Ils ont passé des moments ensemble. C’est très important. C’est très positif. » « Je trouve que c’est une excellente idée quand un nouveau coach arrive, appuie l’ancien attaquant de l’OM Marc Libbra. Loin de la pression marseillaise, il a pu discuter avec ses joueurs le matin, le midi et le soir, mettre des choses en places et définir un cadre. »
Quatrième au classement à 5 longueurs de l’OL (3e), Marseille n’a pas le droit à l’erreur face à son concurrent direct pour la qualification directe en Ligue des champions (le 4e dispute deux tours préliminaires pour accéder à la C1). En cas de défaite, on imagine mal l’OM remonter un retard de 8 points à seulement 10 journées de la fin. Pourtant, Habib Beye souhaitait dédramatiser ce match au sommet lors de la conférence de presse ce samedi.
« Je suis très optimiste. On veut gagner ce match pour revenir à deux points de Lyon mais il reste 11 matchs, 33 points, le championnat est très long, insiste le technicien qui bénéficie d’un groupe au complet. Un autre résultat ne remettrait pas tout en question. Cette équipe sait ce qu’elle peut faire. C’est un match exceptionnel à jouer au Vélodrome. » Il ajoute : « C’est un vrai challenge aussi pour eux. Il n’y a pas de peur. Il y a de la joie. On doit montrer un aspect conquérant dès la première seconde. »
Un avis partagé par Marc Libbra. « Pour moi rien ne sera joué quel que soit le résultat, estime-t-il. La dynamique est lyonnaise mais il peut se passer encore beaucoup de choses d’ici la fin de saison. Marseille a montré de belles choses cette saison même s’ils sont irréguliers. À Angers (2-5), ils avaient réalisé une première période stratosphérique, contre Lens (3-1) c’était très bien mais je les ai aussi vus mauvais contre Toulouse (2-2) ou Nantes (0-2). L’ambiance au stade Vélodrome va les galvaniser. Cela va être un match passionnant. »
Cette rencontre précédera donc ce quart de finale de Coupe de France mercredi contre Toulouse où la pression sera encore plus forte. Les supporters veulent absolument voir leur club remporter la Vieille Dame pour la 11e fois de leur histoire mais la première depuis… 1989. « Ce sont deux compétitions différentes mais une victoire dimanche amènerait de la confiance », conclut Marc Libbra.
En attendant, et pour terminer son grand remue-ménage, l’OM a nommé samedi soir un nouveau président du directoire, Alban Juster, sans que l’on sache exactement ce qu’il allait advenir de Pablo Longoria, jamais cité dans le communiqué annonçant cette promotion de l’actuel directeur financier du club. Après beaucoup d’énergie dépensée en coulisses, l’OM doit maintenant se concentrer sur le terrain.




