Disparition de Medhi Narjissi : «Il n’y a absolument rien de réjouissant», le père du joueur en colère après la mise en examen de la FFR

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Par la rédaction

Le 25 avril 2026 à 12h34

Djalil Narjissi, le père de Medhi, lors d’une cérémonie d’hommage au jeune joueur, à Dias Beach en Afrique du Sud, en août 2025.

Djalil Narjissi, le père de Medhi, lors d’une cérémonie d’hommage au jeune joueur, à Dias Beach en Afrique du Sud, en août 2025. BackpagePix / Icon Sport

La Fédération française de rugby a été mise en examen vendredi pour homicide involontaire, après la disparition en mer en 2024 de Medhi Narjissi.

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Après deux ex-cadres, la Fédération française de rugby a été mise en examen à son tour, vendredi, pour homicide involontaire dans l’affaire de la disparition en mer de Medhi Narjissi, qui participait à un stage avec l’équipe de France des moins de 18 ans en Afrique du Sud en 2024. Convoqué devant une juge d’instruction d’Agen, Florian Grill, le président de la FFR, a dû s’expliquer pendant plusieurs heures et il a été mis en examen «notamment en raison des défaillances dans l’organisation du stage des U18 en Afrique du Sud et des manquements dans la prise en charge spécifique des mineurs (en particulier en matière de sécurité, d’encadrement, d’activités nautiques)», a précisé le magistrat.

Interrogé dans les colonnes du quotidien sportif L’Equipe, Djalil Narjissi, père du jeune rugbyman, est revenu sur cette décision de la justice, près de deux ans après le tragique décès de son fils, alors âgé de 17 ans, dont le corps n’a pas été retrouvé. «Je n’ai pas à me réjouir, il n’y a absolument rien de réjouissant. Notre fils a disparu. C’est une étape de franchie, il y en a encore d’autres, a-t-il déclaré à nos confrères. La justice a fait son travail. C’est la logique des choses que les responsables de ce drame soient placés devant leurs responsabilités. Et j’espère qu’il y en aura d’autres. On ne s’arrête pas à ça.»

La vie de notre fils, elle, s’est arrêtée. La nôtre également. Même si on respire, on ne vit plus. On veut juste que justice soit faite

Djalil Narjissi

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L’ancien talonneur (46 ans), notamment du SU Agen, continue de pointer du doigt la responsabilité de Florian Grill. «Aucun encadrant ne peut échapper à ses responsabilités. Le président de la Fédération non plus. Lui aussi doit répondre de ses responsabilités», assène-t-il. Et de poursuivre : «Qui dirige la Fédération ? Ce n’est pas Pierre, ce n’est pas Paul. Il y a une personne qui dirige cette Fédération, il y a une personne qui prend des décisions, il y a une personne qui a voulu gagner des élections et qui porte un beau costume. Qui signe en bas des papiers ? Cette personne porte un prénom, elle porte un nom. Florian Grill doit répondre de ses manquements, c’est tout. Mais c’est à la justice de faire son travail et on a confiance en la justice.»

En images, l’hommage de la famille de Medhi Narjissi en Afrique du Sud un an après le drame

Depuis le drame, la vie de Djalil Narjissi et de sa famille s’est arrêtée. Il ne peut cacher sa colère : «Pour ces gens-là, depuis un an et demi, bientôt deux ans, la vie continue. La vie de notre fils, elle, s’est arrêtée. La nôtre également. Même si on respire, on ne vit plus. On veut juste que justice soit faite.»

Florian Grill avait été entendu en octobre 2024 par la police d’Agen au début de l’enquête, ouverte en septembre 2024 pour cette disparition requalifiée depuis en homicide involontaire. Le préparateur physique de l’équipe de France U18 Robin Ladauge, révoqué de la fonction publique en août 2025, et l’ancien manager Stéphane Cambos, suspendu pour deux ans dont un ferme, avaient déjà été mis en examen pour homicide involontaire dans ce dossier, respectivement en mai et juin 2025.

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