Une grande première. Testée en compétition officielle au Canada, la « loi Wenger » sur le hors-jeu a débouché sur un premier cas concret ce samedi lors d’un match de Première ligue, le principal championnat du pays à la feuille d’érable.
Alors qu’une phase de test grandeur nature a été lancée début avril, le match opposant les Halifax Wanderers au Pacific FC a vu le but de l’ouverture du score - inscrit par Alejandro Diaz, l’attaquant de la seconde équipe - être accordé malgré une position qui serait considérée comme hors-jeu selon les règles actuelles du football.
Alejandro Dìaz takes advantage of the daylight offside law!
For the first time in #CPLSoccer, Arsène Wenger's law comes into effect, as the Pacific FC striker stays *just* onside to convert home a goal against the Halifax Wanderers pic.twitter.com/2JDlF9A9KK
Placé en partie derrière l’alignement de la défense adverse, l’avant-centre mexicain a profité de son positionnement pour scorer à la réception d’un ballon repoussé par le gardien adverse.
« La promotion d’un football plus offensif »
Portée depuis de longues années par Arsène Wenger, aujourd’hui directeur du développement du football mondial à la Fifa, cette évolution du règlement promeut l’idée qu’un joueur est signalé hors-jeu uniquement si son corps entier dépasse celui du dernier défenseur, permettant aux attaquants de ne plus être parfaitement alignés avec l’arrière-garde adverse.
Présentée par l’ancien entraîneur d’Arsenal comme une manière de rendre le football plus attractif et offensif, la « loi Wenger » mettrait ainsi fin aux hors-jeu millimétrés apparus suite au développement de la VAR et très critiqués par certains suiveurs les considérant comme contraires à l’esprit du foot.
Mais cette adaptation, sérieusement étudiée par la Fifa, possède également de nombreux détracteurs, pour qui elle confère un avantage bien trop important aux attaquants. Ce premier cas de figure canadien ne devrait pas les faire changer d’avis.
Une fois la phase de test achevée, l’IFAB (Conseil international du football association), l’instance régissant les lois du football, étudiera la généralisation de la « loi Wenger » à l’ensemble des championnats européens.
« Tester cette nouvelle interprétation dans une compétition professionnelle va nous permettre de mieux comprendre ses effets sur la clarté et la fluidité du jeu, ainsi que sur la promotion d’un football plus offensif », avait expliqué Arsène Wenger au début du mois.




