La France du basket rêve déjà d’une nouvelle finale olympique contre une autre version de la Dream Team américaine en 2028 au pays du showtime à Los Angeles. Avec le phénomène Victor Wembanyama, elle a des rêves d’or et de revanche après Paris 2024. L’ambition est légitime.
Elle oublie toutefois un détail : avant de penser à une lointaine finale, encore faut-il aller aux Jeux. Et c’est (très) loin d’être fait...
Sans entrer dans tous les méandres de la course à la qualification, il faut comprendre une chose essentielle : si les Bleus du sélectionneur Frédéric Fauthoux ne disputent pas, en août 2027, la Coupe du monde au Qatar, ils ne feront pas les Jeux. Ce serait une catastrophe pour toute une génération dorée dans le sillage de Victor Wembanyama.
En dehors du Mondial, il n’y a aucune autre porte d’entrée envisageable. Difficulté supplémentaire : au Qatar, il faudra sans doute aussi a minima aller en demi-finale pour poinçonner le ticket olympique parmi les 12 invités. C’est un défi de fou.
En attendant, la première mission est donc d’aller à la Coupe du monde. Là aussi, c’est long et tortueux. Et ce n’est pas gagné du tout.
Dans un premier temps, les Bleus doivent terminer parmi les trois premiers de leur poule comprenant la Finlande, la Belgique et la Hongrie pour continuer le chemin.
La première phase de qualification a commencé en novembre et les Bleus ont pris du retard en perdant en Finlande.
En battant avec difficulté, sans génie et grâce à un panier miraculeux au buzzer de Sylvain Francisco, la Hongrie ce vendredi (74-71), ils sont sortis du bourbier en se remettant (un peu) la tête à l’endroit. Avec le renfort d’Élie Okobo, ils retrouveront les Magyars dimanche (18 heures) au Mans pour mettre une deuxième couche indispensable.
Mais ça ne s’arrêtera pas là. La suite passera début juillet par les Belges et les Finlandais. Ce sera aussi une autre histoire.
Parce que le basket n’est pas un sport fait comme les autres. Ce n’est pas la grande équipe de France avec ses stars NBA qu’elle présente en ce moment. Pour simplifier, elle évolue avec une formation bis.
Parmi ceux qui ont joué ce vendredi à Szombathely, il n’y a pas un seul médaillé de Paris 2024. C’est une équipe de (bons) joueurs majoritairement issus du Championnat de France, peu connus du grand public, qui tentent se sauver la patrie. Ils savent que leur sélection n’est que provisoire. À part sans doute Sylvain Francisco, rares seront ceux rappelés pour la prochaine fenêtre internationale estivale.
En juillet, une fois les saisons NBA et d’Euroligue terminées, les étoiles du basket tricolore seront à nouveau disponibles. Wemby, s’il ne dispute pas la finale avec les Spurs a promis qu’il sera là. Avec lui, Risacher, Sarr, Raynaud, Gobert et compagnie... Les Bleus seront quasi injouables.
Tant mieux parce que le chemin sinueux ne s’arrêtera pas là. Fin août, avec encore le contingent de NBA disponible, il y aura encore 2 autres matchs contre Slovénie, la République tchèque, la Suède ou l’Estonie selon le classement d’une autre poule. Il faudra encore gagner pour se rapprocher des sables du désert qatarien et à horizon plus lointain, de la Californie.




