Dans Indiana Jones et la Dernière Croisade, Sean Connery incarne le père d’Harrison Ford alors que les comédiens n’ont que douze ans d’écart. On redécouvre l'incroyable alchimie entre les deux comédiens le mardi 3 mars 2026 à 21h10 sur M6.
Le cinéma (mais aussi la télévision) c’est le règne du rêve et de l’illusion. Cette maxime qui vaut pour les scénaristes et les réalisateurs s’applique également aux directrices et aux directeurs de castings qui doivent créer des distributions efficaces pour les films, parfois même au prix de contorsions avec le réalisme. L’une d'entre elles est la différence d’âge entre des acteurs et actrices censés avoir des liens de filiation à l'écran. Pendant plusieurs saisons, les téléspectateurs d’Une Nounou d’enfer n’ont pas été choqués par la différence d’âge de seulement cinq ans entre Ann Morgan Guilbert et Renée Taylor, mère et fille à l’écran. Au cinéma, Sally Field joue la mère de Tom Hanks dans Forrest Gump alors qu’elle n’est âgée que de dix ans de plus que lui. Encore plus fort, Marthe Villalonga incarne la mère de Guy Bedos dans Un Éléphant ça trompe énormément et sa suite, Nous irons tous au paradis alors qu’elle n’a que… deux ans de plus que lui !
Quand James Bond rencontre Indiana Jones
Rien d’aussi extrême pour Indiana Jones et la Dernière Croisade (diffusé le mardi 3 mars 2026 à 21h10 sur M6), même si Sean Connery (qui nous a quittés il y a un peu plus de cinq ans), papa d’Harrison Ford dans le film, n’a que douze ans de plus que lui. Mais cet écart peu réaliste sur le papier n’aurait pas pu dissuader Steven Spielberg d’engager le grand comédien, une des incarnations les plus marquantes de James Bond au cinéma. En effet, le réalisateur de Jurassic Park est depuis toujours un admirateur de la saga britannique, dont il a longtemps tenté de mettre en scène un des films. Il a hélas dû se résoudre à abandonner cette ambition, les producteurs de la saga ne le voyant pas derrière la caméra pour diriger le plus célèbre des agents secrets. Pour évacuer cette frustration, il a même fait endosser à Harrison Ford le célèbre smoking de l’espion au début d’Indiana Jones et le Temple maudit.
Mais revenons aux troisièmes aventures d’Indy, accompagné par son père, excentrique prof de fac, finalement aussi aventurier que son fils. Il faut avouer que l’on ne se pose jamais la question de la différence d’âge entre les deux comédiens, tant leur alchimie à l’écran est évidente dès les premiers plans qu’ils partagent. Cette complicité, qui semble s’être développée sur le tournage, fait des merveilles tout au long du film. L’humour qui préside à leurs scènes en commun est redoutablement efficace et n’exclut pas l’émotion lors de scènes plus dramatiques. Un cocktail qui fonctionne toujours et fait de cet opus un des préférés des fans de la saga.
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Par François-Xavier Taboni
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