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PARIS ET LES FAMILLES : UN AMOUR IMPOSSIBLE ? - Depuis le décès de son compagnon, Isabelle élève seul son fils Flavien. Pour faire face aux factures, la quinquagénaire doit mettre son appartement en location lors des vacances scolaires.
Passer la publicitéDepuis des années Paris se vide de ses familles. Le coût des logements les pousse à aller chercher plus loin une vie de meilleure qualité. Avec 1,25 enfant par femme, l’indice conjoncturel de fécondité de la capitale est le plus bas de France avec la Haute-Corse. Le Figaro est allé à rencontre des familles. Dans un premier temps, des familles nombreuses. Puis, désormais, de celles qui acceptent de nous raconter leur histoire, de nous détailler leurs bons plans. Pourquoi vivent-elles dans cette ville ? S’y sentent-elles bien ? Quels changements espèrent-elles ?
L’appartement est beau, design. Un mélange de tableaux fluo et de tapis colorés, de la lumière partout, résultat d’une quadruple exposition. L’œil qui s’attarde remarque aussi qu’il est à peu près dénué d’objets personnels. De rares photos, aucun bazar, nul objet bizarre sauf des nus artistiques, à peine bizarres tant ils sont artistiques. Isabelle S., 51 ans, n’est certes «pas très photo» mais ce dépouillement tient aussi à la nécessité : à chaque vacance scolaire, elle et son fils Flavien, 11 ans, partagent leur 80m2 du 17e arrondissement de Paris avec des Brésiliens, des Grecs, des Canadiens, ceux que le Parc Monceau attire et à qui les Champs-Élysées pas si éloignés mettent des flammes dans les yeux. Toutes les six semaines, la mère de famille époussette les meubles, crochète les placards, met les clefs dans la boîte…

il y a 1 day
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