Face aux désaccords avec Nice, censée accueillir les épreuves de hockey sur glace, le comité d’organisation des Alpes françaises 2030 pourrait se tourner vers la capitale.
Après Paris 2024, «Paris 2030»... pour le hockey sur glace ? D’après les informations du Parisien, face au blocage du pôle niçois dans la détermination des différents sites qui accueilleront les épreuves des Jeux Olympiques 2030, une des pistes étudiées par le comité d’organisation (Cojop) serait de rapatrier les épreuves de hockey sur glace, normalement prévues à Nice, dans la capitale.
Des discussions ont eu lieu lundi au sein du Cojop pour réfléchir à différentes hypothèses de repli. L’une d’elles mène donc jusqu’à Paris, puisque la société Paris Entertainment Company, qui y détient plusieurs salles de spectacles, s’est positionnée pour accueillir les épreuves olympiques et paralympiques de hockey sur glace, et aurait même proposé deux de ses salles, d’après plusieurs sources proches du dossier : l’Accor Arena, située à Bercy, et l’Adidas Arena, située Porte de la Chapelle.
Nice ne veut pas prêter l’Allianz Riviera
La possible délocalisation des épreuves de hockey sur glace est due à un conflit de longue date avec Nice à cause du lieu d’organisation choisi. C’est le stade de football de l’OGC Nice, l’Allianz Riviera, qui doit accueillir ces épreuves. Or, le maire fraîchement élu, Éric Ciotti, proche du président du club Jean-Pierre Rivière, n’est pas favorable à une utilisation de l’enceinte niçoise : selon lui, cela entraînerait un changement de stade pour les matchs à domicile de l’OGC Nice pour une trop longue période.
L’élu a toutefois proposé un plan B, à savoir la création d’une patinoire provisoire au Palais des expositions ou près du stade Charles Herman, mais sa solution a été jugée irréaliste par le Cojop en raison du surcoût de ce projet - environ 45 millions d’euros - et du délai de création. Un troisième site, le stade de rugby des Arboras, est actuellement à l’étude. «Tout le monde souhaite que ça se fasse à Nice», assure malgré tout Renaud Muselier, le président de la région Sud, auprès de nos confrères du Parisien. Mais le temps presse, alors qu’une décision devra être prise avant la fois du mois d’avril. Pourtant, Nice veut prendre son temps.
La perte du hockey sur glace... puis de tous les sports de glace pour Nice ?
La ville azuréenne continue de proposer des solutions de repli pour éviter de perdre les épreuves de hockey, ce qui n’est pas l’objectif à court terme. D’autant plus que les élus locaux craignent une réaction en chaîne, à savoir la délocalisation par le Comité international olympique (CIO) de tous les sports de glace pour éviter la multiplication des clusters. Et plusieurs villes sont prêtes.
Paris pourrait retenir l’attention du CIO grâce aux bonnes relations avec Paris Entertainment Company après la réussite des Jeux de 2024. Les deux salles proposées, qui ont une capacité de 8.000 places pour l’Adidas Arena et 20.000 places pour l’Accor Arena, offrent de nombreuses garanties, avec une billetterie intéressante pour les organisateurs et surtout une diminution des coûts qui ne serait pas négligeable. L’Accor Arena accueille d’ailleurs régulièrement des rencontres de hockey sur glace, notamment des matchs de Coupe de France.
En revanche, cela éclaterait encore plus la carte des sites, ce que le Cojop et le CIO veulent éviter le plus possible. Et une autre ville a fait part de son intérêt : Lyon. Le nouveau maire écologiste, Grégory Doucet, a officiellement porté la candidature de la cité rhodanienne pour accueillir les sports d’hiver en 2030. Une solution qui pourrait plaire au Cojop, qui doit néanmoins se dépêcher. Les candidatures devront officiellement être envoyées au CIO pour être validées avant les sessions des 22 et 23 juin prochains. Le temps presse. 2030, c’est déjà demain.

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