Avec un numéro inédit ce mercredi 22 avril 2026 à 22h50 sur France 2, Justice en France offre une nouvelle plongée dans les rouages d'une institution encore très opaque. La productrice de l'émission Corinne Pehau nous dévoile les secrets de fabrication de l'émission.
Elle fait le bonheur des amateurs de procès depuis 2022. Lancée dans le sillage de la loi pour la confiance dans l’institution judiciaire, voulue par l'ancien garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, qui autorise la captation d’audiences à des fins pédagogiques, Justice en France marque une petite révolution à l'époque.
En plaçant ses caméras dans les prétoires, l'émission montre une ambition claire : expliquer et décrypter la justice telle qu’elle est, sans artifice ni mise en scène, et "hors des grands procès et grands faits divers", souligne la productrice Corinne Pehau.
Chaque numéro est une plongée concrète dans "la justice du quotidien", abordant une affaire pénale, civile ou familiale. Celui de ce mercredi 22 avril 2026 nous emmène ainsi au tribunal judiciaire de Châteauroux et met en lumière le procédé d'audience de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), plus communément appelé le "plaider-coupable".
En d'autres termes, cela signifie que si une personne reconnaît les faits qui lui sont reprochés (délits routiers, trafic de stupéfiants...), elle peut être jugée plus rapidement et obtenir une peine plus clémente.
En ce qui concerne le choix des sujets traités, la production ne s'interdit rien ! Ne sont toutefois diffusées que les affaires définitivement jugées. "On attend que tous les recours soient épuisés", précise Corinne Pehau.
Justice en France, un dispositif discret
Pour capter ces moments si sensibles sans en altérer le cours, "cinq petites caméras fixes et automatisées" sont installées en amont des audiences dans la salle et filment en continu. Aucun cadreur n'est présent sur place afin de ne pas perturber le déroulement des débats.
Quatre ans après son lancement, le magazine peut se targuer d’avoir rempli une mission essentielle : ouvrir les portes d’une institution souvent perçue comme opaque. Mais malgré ce travail de fond, la défiance persiste. En effet, d'après la chancellerie, seuls 49 % des Français déclarent aujourd’hui faire confiance à la justice. Preuve qu'il y a encore des progrès à réaliser dans ce domaine...

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