L’Atlético Madrid battu en finale de la Coupe d’Espagne, toujours aucun trophée majeur pour Griezmann, maudit sur la scène nationale

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Une dernière opportunité loupée. À quelques semaines de son départ vers les États-Unis et Orlando City, l’attaquant français de l’Atlético Madrid Antoine Griezmann a vu ses rêves de Coupe d’Espagne s’envoler samedi à l’issue de la finale, remportée aux tirs au but par la Real Sociedad, son club formateur (2-2, 4-3 t.a.b).

Ce n’était sûrement pas la sortie qu’il s’imaginait : le champion du monde français a quitté la pelouse dès la 70e minute, tête basse et sans le trophée qu’il était venu chercher, enfin, à 35 ans, avant de quitter Madrid et l’Europe.

Quatre jours après la qualification des Madrilènes pour les demi-finales de la Ligue des champions aux dépens du FC Barcelone, le meilleur buteur de l’histoire du club rojiblanco a assisté, impuissant, à la défaite des siens aux tirs au but depuis la ligne de touche.

Aucun trophée majeur en dix saisons avec l’Atlético

Engagé dans sa dixième et dernière saison sous le maillot rouge et blanc des Colchoneros, « Grizou » va donc repartir sans le moindre trophée décroché sur la scène nationale avec l’Atlético, à l’exception d’une Supercoupe d’Espagne glanée en 2014. Ni Liga ni Coupe du Roi malgré près de 500 matchs dans la capitale : le constat est terrible et relève presque d’une malédiction, tant le palmarès du Français semble maigre par rapport à son empreinte laissée dans la capitale.

Encore plus dramatique, Griezmann aura manqué les deux titres de champion d’Espagne décroché récemment par l’Atlético : en 2014, juste avant son arrivée et en 2021, alors qu’il évoluait au FC Barcelone.

Le scénario rêvé du natif de Mâcon avait vite viré au cauchemar, dès la 14e seconde de jeu, lorsque l’international espagnol Ander Barrenetxea a repris de la tête un centre de l’ancien Parisien Gonçalo Guedes sur la première action de la rencontre pour inscrire le but le plus rapide de l’histoire en finale de Coupe du Roi et donner l’avantage aux Basques (1e, 1-0).

Une ouverture du score précoce venue cueillir à froid les dizaines de milliers de supporters rojiblancos ayant fait le déplacement jusqu’au stade olympique de la Cartuja, à Séville, avec l’espoir d’y voir leur équipe soulever la Coupe pour la première fois depuis 2013.

Une passe décisive mais une sortie avant la prolongation

Si l’Atlético a bien réagi, notamment grâce à la vista de Griezmann, passeur décisif pour le Nigérian Ademola Lookman (19e, 1-1), c’est bien le club basque qui s’est montré le plus entreprenant pour aller chercher un premier trophée depuis 2020, offrant la possibilité au capitaine Mikel Oyarzabal de redonner l’avantage aux siens sur pénalty juste avant le repos (45e, 2-1).

Sans Lookman ni Griezmann, sortis à la 62e et 70e minutes, c’est l’Argentin Julian Alvarez qui a pris ses responsabilités pour ramener l’Atlético à hauteur d’un superbe tir du gauche (83e, 2-2).

Mais ni « Dieu », ni « le destin », invoqués par Simeone avant la rencontre, n’ont ensuite suffi pour récompenser comme il se doit Griezmann des efforts consentis durant les dix années de collaboration avec son coach de toujours, marqués par deux désillusions en finale de C1 (2014, 2016).

Il y en aura peut-être une troisième, fin mai à Budapest, pour que le numéro 7 puisse quitter son club de cœur comme il se doit : tout en haut.

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