
CRITIQUE - Dans son nouveau roman, l’Anglaise raconte l’histoire d’une fratrie confrontée à un père énigmatique, artiste célèbre et imprévisible.
Toutes les familles sont psychotiques, affirmait l’écrivain Douglas Coupland. Celle mise en scène avec maestria par Rachel Joyce dans son nouveau roman en est un bel exemple. Les Kemp forment une tribu à part. Le père, Vic, est un peintre dont les tableaux se vendent comme des petits pains dans le monde entier. Artiste autodidacte, il se partage entre son atelier à King’s Cross, son appartement près de Regent’s Park et une villa en Italie non loin de la frontière suisse. Notre homme a toujours été un « tsunami ». « Partout où il allait, il semait le foutoir et laissait les choses en plan », dit Rachel Joyce de ce personnage excessif et haut en couleur. Vic Kemp s’est retrouvé veuf tôt. Élevant à sa manière ses quatre enfants.
Eux aussi ne sont pas des êtres très simples. Prenez l’aînée, avocate en contentieux. Netta, diminutif d’Antoinetta, a divorcé de son mari Peter quand celui-ci lui a révélé son homosexualité. Et vit aujourd’hui avec Robert, l’ancien amant de Peter ! La deuxième…

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