Le 3 juillet 2026, le stade Marcel-Michelin, antre de l’ASM Clermont-Auvergne, ne vibrera ni pour un essai ni pour une pénalité. À 21 heures, ce sont les premières notes de Vivaldi puis l’« Ode à la joie » de Beethoven qui s’élèveront dans la nuit clermontoise.
L’Orchestre national Auvergne - Rhône-Alpes (ONAURA), en partenariat avec l’ASM Clermont Auvergne, organise un « Grand Concert » hors norme : jusqu’à 100 musiciens et choristes réunis sur la pelouse d’un stade de rugby, devant 10 000 spectateurs attendus.
Des « tubes » classiques pour un large public
L’initiative est inédite dans le monde du rugby. « Faire résonner la musique classique dans un lieu aussi emblématique que le stade Marcel-Michelin est un geste artistique fort et symbolique ; c’est affirmer que la musique classique a sa place partout, y compris là où on ne l’attend pas », souligne Xavier Omerin, président de l’orchestre d’Auvergne, entrepreneur mélomane et fan de rugby. « Réunir tout un orchestre sur la pelouse d’un stade est un défi artistique et logistique, mais c’est surtout une formidable opportunité de partage. »
Car pour remporter ce match inédit, il faudra transformer l’enceinte sportive en vaste scène à ciel ouvert, adapter l’acoustique, protéger la pelouse, penser une scénographie à la hauteur du lieu, et… prier pour que la météo soit de la partie ! Pour Benoît Vaz, directeur général de l’ASM, l’enjeu dépasse la technique : « Le stade est historiquement un lieu de passion et de rassemblement. L’ouvrir à la musique classique, c’est prolonger cette vocation en lui donnant une nouvelle dimension culturelle. Nous voulons fédérer au-delà du sport et créer un moment mémorable, que l’on soit amateur de rugby ou mélomane. »
Au programme, deux monuments du répertoire. « Les Quatre Saisons » d’Antonio Vivaldi, sous la direction et avec le violon du chef autrichien Thomas Zehetmair, puis la « Neuvième Symphonie » de Ludwig van Beethoven, avec solistes et chœurs, dont le Chœur d’Oratorio de Lyon et le Canto Général Auvergne. Un choix assumé : des « tubes » classiques, immédiatement identifiables, capables de parler à un large public.
Pour l’Orchestre auvergnat, fondé en 1981 et reconnu pour son rayonnement international, cette soirée s’inscrit dans une stratégie plus large. L’orchestre multiplie depuis plusieurs années les formats « hors les murs » pour aller à la rencontre de nouveaux publics. Le stade constitue une étape supplémentaire, spectaculaire, dans cette volonté de décloisonnement. Le 3 juillet, au Michelin, musique symphonique et ballon ovale ne demandent qu’à transformer l’essai.
www.asm-rugby.com/billetterie à partir de 15 euros.




