La plus grande maison d’édition russe perquisitionnée pour « propagande LGBT »

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Par Le Figaro avec AFP

Le 21 avril 2026 à 15h51

La maison d’édition Eksmo, fondée en 1991, publie des livres pour adultes et pour enfant.

La maison d’édition Eksmo, fondée en 1991, publie des livres pour adultes et pour enfant. IGOR IVANKO / AFP

La société d’édition Eksmo fait l’objet de perquisitions dans le cadre d’une affaire pénale concernant la « diffusion de littérature LGBT ». En mai 2025, une dizaine d’employés avaient été arrêtés.

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Des perquisitions sont en cours mardi au sein de la plus grande maison d'édition de Russie, Eksmo, dans le cadre d'une affaire pénale concernant la « diffusion de littérature LGBT », a rapporté l'agence de presse étatique TASS. Les forces de l'ordre effectuent des perquisitions à plusieurs adresses de cette maison d'édition, fondée en 1991, et qui publie toutes sortes de livres pour adultes et pour enfants, a écrit TASS, sans plus de précisions.

Le directeur général d'Eksmo, Evguéni Kapiev, était visé par ces investigations, selon une source au sein des forces de l'ordre citée par l'agence. En mai 2025, une dizaine d'employés d'Eksmo, dont le directeur de la distribution, avaient été arrêtés après des perquisitions dans le cadre d'une affaire de « propagande LGBT ». L'affaire concernait, selon les médias, les livres d'une autre maison d'édition, Popcorn, travaillant sous le parapluie d'Eksmo et qui publiait notamment des ouvrages faisant référence aux personnes LGBT+.

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Plainte d’un député en 2023

En janvier 2023, Popcorn était devenue la première maison d'édition russe à être poursuivie pour « propagande LGBT », après la plainte d'un député, selon l'ONG de défense des droits des détenus OVD-Info, classée « agent de l'étranger » en Russie. Le Kremlin a durci sa rhétorique conservatrice depuis le début de l'offensive russe contre l'Ukraine il y a plus de quatre ans, faisant du conflit une bataille contre l'Occident et ses valeurs jugées décadentes.

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Signe de la répression des minorités sexuelles en Russie, la Cour suprême avait banni fin 2023 le « mouvement international LGBT » pour « extrémisme », une formulation floue ouvrant la porte à de lourdes peines de prison. Dans la foulée d'un tour de vis général dans la société après l'assaut contre l'Ukraine, la législation russe avait déjà été considérablement élargie fin 2022 pour interdire toute forme de « propagande » LGBT+ dans les médias, sur internet, dans les livres et les films.

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