La sanction est tombée, mais pas pour les propos dénoncés par Vinicius. Ce vendredi, l’UEFA a infligé six matchs de suspension à Gianluca Prestianni pour « conduite discriminatoire », en précisant le caractère « homophobe » de son comportement.
Fin février, Vinicius avait pourtant accusé l’Argentin de l’avoir traité de « singe » lors du barrage aller de Ligue des champions entre Benfica et le Real Madrid. Accusé de racisme, l’ailier de 20 ans se serait défendu auprès de l’UEFA en invoquant plutôt des propos homophobes.
Un match déjà purgé
L’instance qui dirige le football européen a retenu ce motif pour suspendre Prestianni pour « un total de 6 matchs officiels de clubs de l’UEFA et/ou en équipe nationale ». « La suspension pour trois de ces matchs est assortie d’une période de sursis de deux ans, à compter de la date de la présente décision », a indiqué l’organisation. Elle a précisé qu’elle considérait qu’il avait déjà purgé l’un de ses matchs lors du barrage retour disputé au stade Santiago Bernabeu.
L’ailier argentin avait été accusé d’avoir insulté Vinicius en couvrant sa bouche avec son maillot lors du barrage aller de C1. L’arbitre avait interrompu la rencontre pendant dix minutes et le joueur avait ensuite été suspendu provisoirement pour le match retour par l’UEFA.
« Ce qui m’a le plus fait souffrir, c’est d’être accusé de quelque chose que je n’ai jamais fait, avait assuré Prestianni à la télévision argentine. Ça m’a fait très mal, j’ai été sanctionné sans preuve pour quelque chose que je n’ai pas dit. » L’UEFA l’avait déjà suspendu pour le barrage retour contre le Real, qui s’était soldé sur la qualification des Merengues en huitièmes de finale de Ligue des champions (1-0, 2-1).



