Le maire de Cannes David Lisnard a demandé à l’État de mener une opération ciblée de lutte contre les stupéfiants durant le Festival de Cannes du 12 au 23 mai, visant également les participants au rendez-vous du cinéma mondial.
« Je sollicite la mise en place d’une action spécifique et d’envergure de contrôle pour la lutte contre les stupéfiants pendant la période du Festival du film, dans toute la ville, y compris dans le secteur de la Croisette et auprès des festivaliers », détaille l’édile dans un courrier adressé au parquet de Grasse et communiqué à la presse.
VidéoFestival de Cannes 2026 : Pedro Almodovar, Cristian Mungiu, Léa Mysius… Voici la sélection officielle
David Lisnard, qui a récemment quitté LR et se déclare candidat pour la présidentielle de 2027, souhaite que cette opération soit « conduite conjointement par la police nationale et la police municipale ».
« On se consacre souvent pendant les grands événements comme le Festival, qui connaît un afflux de 200 000 personnes, à la sécurité et à la logistique. Je pense qu’il serait également opportun de profiter des renforts policiers pendant cette période pour montrer que le combat contre les stupéfiants est mené toute l’année, quels que soient le quartier et le public concerné », a justifié le maire.
[REDIFF] Le tueur fou de l’Oise se cachait parmi les gendarmes
« Il ne s’agit pas de stigmatiser les festivaliers contre lesquels je n’ai aucun a priori, mais a contrario il serait bizarre de penser qu’il y a moins de stupéfiants à l’intérieur du Festival qu’en dehors », ajoute David Lisnard.
« Festival ou pas festival, il y a tout le temps des opérations de contrôle en matière de stupéfiants et ça concerne tous les lieux et tous les territoires », a rappelé Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes.
« Les forces de police et le ministère public sont depuis toujours très engagés dans la lutte contre les stupéfiants et s’attachent à protéger les concitoyens contre ce fléau en déployant tous les moyens juridiques mis à disposition par la loi », a répondu Éric Camous, procureur de Grasse et destinataire du courrier.




