DÉCRYPTAGE - Dans l’attente d’une loi pour combler un vide juridique, ils sanctionnent la consommation et le transport de ce gaz hilarant aux effets dévastateurs pour ses consommateurs.
Alors que le projet de loi Ripost sur la sécurité du quotidien, débattu en mai prochain au Parlement, prévoit la création d’une série de délits pour mettre un coup d’arrêt à la consommation de protoxyde d’azote, les préfectures passent à l’action. Ces derniers mois, plusieurs dizaines d’entre elles ont pris des arrêtés pour interdire la détention, le transport et la consommation de ce produit, véritable fléau sécuritaire, sanitaire et environnemental. Des dispositions qui viennent en complément de la loi de 2021 qui prohibe déjà sa vente aux mineurs.
Destiné à un usage médical ou industriel, le protoxyde d’azote est détourné pour un usage récréatif. Ces arrêtés préfectoraux viennent s’ajouter à des textes similaires déjà adoptés par diverses municipalités dont Cannes, Tours, Nice ou Agen. Car les maires, eux aussi, tentent de limiter les ravages provoqués par ce gaz dit « hilarant » aujourd’hui non classé comme « stupéfiant » mais comme « substance vénéneuse ». Débordés par…

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