Les Parisiens se frottent, encore une fois, à l’AS Monaco ce vendredi, avant de se tourner vers la Ligue des champions.
Jamais deux sans trois. Pour la troisième fois depuis la mi-février, le PSG affronte l’AS Monaco ce vendredi (20h45), au Parc des Princes, lors de la 25e journée de Ligue 1. «Encore Monaco ?», s’est amusé Luis Enrique, estimant que les deux équipes «se connaissent parfaitement» maintenant. Ce sera d’ailleurs le quatrième duel de la saison entre les deux clubs, l’ASM ayant surpris le Paris-SG en novembre dernier (1-0), à Louis II, en championnat.
Une ASM qui a subi la loi du champion d’Europe en barrage de «Champions’» (3-2, 2-2), mais qui est tombée avec les honneurs. Et sans doute une pointe de frustration, sachant que les Rouge et Blanc ont fini les deux rencontres à 10 contre 11... Toujours est-il que «Lucho» est bien content de savoir que ce sera le dernier match entre les deux formations cette saison. «Si je suis fatigué de jouer face à Monaco, imaginez du côté de l’ASM», s’amuse-t-il.
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PSG-Monaco, c’est toujours un match particulier, un choc de notre championnat de France. L’affiche l’est davantage cette fois, en raison des récentes confrontations. Et plus encore en sachant qu’il s’agit du dernier arrêt avant la Ligue des champions pour les Parisiens, qui recevront Chelsea mercredi (21h) en huitièmes de finale aller. Luis Enrique récupère Ousmane Dembélé, touché le 17 septembre dernier à Louis II, mais pas João Neves ni Fabián Ruiz. Une répétition générale avant les Blues ? Pas forcément, dans l’esprit du technicien espagnol, par exemple, pas certain d’aligner les mêmes joueurs que ceux qui débuteront en C1. «Je dois faire ce qui est le mieux pour l’équipe, c’est la même chose pour tous les entraîneurs. Après le match, vous verrez ce que je pensais être le meilleur», glisse-t-il malicieusement.
Mettre la pression sur Lens
Une chose est sûre : le PSG n’a pas de temps à perdre en championnat. Leaders au classement, les Rouge et Bleu ont l’occasion de mettre Lens, son dauphin, à sept points, au moins provisoirement. «Ce championnat est très différent des dernières années en raison de Lens, qui fait une saison incroyable et qui mérite d’être là, avec nous. C’est motivant, ça pousse à nous améliorer et ça donne de l’importance au match de (ce vendredi)», lance «Lucho».
Reste à savoir si ses joueurs, apparus rincés lors de la double-confrontation face à Monaco, se présenteront sous leur meilleur jour cette fois. Avant un choc en Ligue des champions, il y a toujours le risque d’avoir la tête ailleurs... «Je ne pense pas que ce soit le meilleur moment de les jouer, car ils ont l’occasion d’augmenter leur avance au classement, d’autant qu’ils savent l’opposition qu’on leur a livrée lors de nos trois confrontations précédentes. Et puis tout simplement parce que c’est le Paris-SG, et qu’ils font tout pour gagner chaque match. Donc je ne pense pas qu’ils seront déjà focus sur la rencontre face à Chelsea. On verra avec la composition de départ, mais tous les matchs sont importants pour eux, donc je m’attends à ce qu’ils le prennent très au sérieux et on sera prêts pour ça», promet Sébastien Pocognoli.
Septièmes de L1, les Asémistes, eux, doivent carburer afin de décrocher un billet européen. Ils peuvent s’appuyer sur leur forme actuelle (victoire 3-2 à Lens notamment) et les prestations encourageantes face au PSG en C1 pour avancer. «Ce n’est pas la même configuration qu’une confrontation aller-retour de Ligue des Champions, mais le contexte reste le même avec un match à l’extérieur face au PSG, corrige Pocognoli. Une équipe dont on connaît les qualités, qui est l’une des meilleures équipes de France et d’Europe. Il faudra donc être très bons et le contenu devra être le même que lors des rencontres précédentes, avec une grande solidarité, la volonté d’attaquer et défendre ensemble et essayer d’ajuster ce que l’on aurait pu mieux faire contre eux».
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La base doit être la même que lors des derniers matchs, en tentant de garder le but inviolé et en étant bons dans les deux surfaces.
Sébastien PocognoliEt le technicien belge de poursuivre : «Il faudra être intelligents et performants dans ce qu’on veut mettre en place. Tactiquement, on peut toujours essayer de surprendre par rapport à des animations, ce que l’on a déjà fait beaucoup de fois cette année. Mais la base doit être la même que lors des derniers matchs, en tentant de garder le but inviolé et en étant bons dans les deux surfaces. On s’attend à ce que le PSG domine». Les Monégasques devront aussi essayer de garder leurs nerfs et, si possible, de terminer à 11...
Les Parisiens, eux, viseront en outre à prendre un bol de confiance avant de défier Cole Palmer, Joao Pedro (auteur d’un triplé mercredi) et leurs petits camarades. Luis Enrique ne manque pas d’assurance, malgré les inquiétudes qui flottent autour de son équipe, affirmant que «c’est difficile de jouer contre» le PSG. «C’est très facile de critiquer le PSG, et c’est normal car nous sommes un très grand club. Mais si vous posez la question aux adversaires, ils vous diront que c’est difficile de jouer contre nous parce qu’on presse tout le temps, on a beaucoup de qualités individuelles et collectives... C’est toujours un cauchemar de jouer contre le PSG», martèle-t-il, assurant au passage que ses joueurs sont «dans une très bonne condition physique». Promis juré ?
Des hauts et des bas
L’ancien coach du Barça promet en outre que son équipe n’a aucun problème de motivation, aucune forme de décompression après le sacre européen de l’an dernier. «Non, rien de tout ça. Vous cherchez des problèmes tout le temps. Rien. C’est la même chose que lorsqu’on a battu l’OM 5 à 0 , le même état de forme, le même mental. C’est ce que je pense et ce que je dis car je vois les entraînements tous les jours, j’ai analysé et jugé tous les matchs de mon équipe. C’est dans la normalité. Mais dans une saison, il y a des hauts et des bas. Il faut l’accepter.» Il reste donc à espérer pour eux que les Parisiens entreront rapidement dans un «haut». Et ce dès ce vendredi face à Monaco ?

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