Florian Thauvin a porté Lens, Rémi Himbert a réveillé l’OL et Endrick n’a pas existé... Découvrez ce qui a plu, et déplu, à la rédaction du Figaro.
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Thauvin, l’homme providentiel
Florian Thauvin a été un des artisans majeurs de la victoire aux tirs au but du RC Lens (2-2, 4 à 5) ce jeudi soir sur le terrain de l’Olympique lyonnais à l’occasion des quarts de finale de la Coupe de France. Le champion du monde 2018 a d’abord parfaitement lancé son équipe dès la 23e minute de jeu. Attentif et bien placé à la suite d’une parade de Rémy Descamps, le portier lyonnais, Thauvin a conclu dans le but vide.
Le Français de 33 ans a ensuite continué à montrer tout son talent en s’échappant régulièrement dans le dos des défenseurs lyonnais. Sa passe décisive pour Abdallah Sima (45+1) juste avant la mi-temps a confirmé la très belle partition de l’ancien de l’OM. Enfin, Florian Thauvin a marqué le tir au but libérateur au bout de la séance de penalties, envoyant les hommes de Pierre Sage en demi-finale de la Coupe de France, une compétition que le RC Lens n’a jamais remporté... pour l’instant.
La très belle entrée de Rémi Himbert
L’Olympique lyonnais a été en grosse difficulté pendant une heure. Paulo Fonseca a donc choisi de faire sortir un Nicolás Tagliafico peu en jambes et d’utiliser son supersub du moment : Rémi Himbert. L’attaquant de 18 ans a vite fait parler son talent, envoyant une merveille de passe à Roman Yaremchuk à la 67e minute de jeu. L’Ukrainien a alors placé une belle tête décroisée pour permettre à l’OL de réduire l’écart.
Les Gones ont ensuite poussé pour recoller, sans réussir à trouver la faille jusqu’au bout du temps additionnel et l’inspiration géniale de son nouveau buteur fétiche. Déjà buteur au Vélodrome dimanche dernier, Rémi Himbert, bien que très excentré dans la surface de réparation, a superbement lobé Robin Risser et la défense lensoise. Si la sortie du portier arthésien n’a pas été idéale, il faut saluer le sang-froid du jeune lyonnais, tout autant que la passe de la tête très bien sentie du capitaine Corentin Tolisso.
La maîtrise lensoise pendant 70 minutes
Le plan de jeu de Pierre Sage était parfait, du moins jusqu’à la réduction du score lyonnaise. Les Sang et Or ont d’emblée mis une énorme pression aux Rhodaniens, qui ont vite trébuché en encaissant le premier but (23e). Les Lensois ont continué de plus belle, ne lâchant jamais l’étreinte en première période et parvenant à marquer une seconde fois juste avant la pause (45+1) par l’intermédiaire d’Abdallah Sima.
À l’origine, le Sénégalais ne devait même pas être titulaire. Il a seulement remplacé Wesley Saïd (blessé à l’échauffement) avant même le coup d’envoi. Encore un coup bien senti par Pierre Sage. L’entraîneur des Sang et Or n’a pas été effrayé à l’idée de revenir dans l’enceinte du club qui lui a donné sa chance au plus haut niveau, bien au contraire. Il a même montré qu’il était à la hauteur d’un coach comme Paulo Fonseca.
FLOPS
Endrick discret
Il y a des jours sans. Ce match en a été un pour Endrick. Le numéro 9 brésilien a déçu sur la pelouse du Groupama Stadium ce soir. Presque jamais dans les bons coups, frustré par les consignes de son entraîneur, le joueur prêté par le Real Madrid n’a pas réussi à peser sur la rencontre.
Fonseca lui a demandé à plusieurs reprises de prendre la profondeur mais Endrick a préféré redescendre pour récupérer des ballons au milieu de terrain. Si l’ancien de Palmeiras fait toujours preuve de quelques fulgurances, cette fois-ci, elles n’ont pas suffi. Son tir au but transformé en force sans aucun souci est l’un des seuls points positifs de sa soirée. Dommage.
Lens a craqué
Il semble y avoir un revers de la médaille à la tactique sans concession de Pierre Sage. Ses joueurs pressent sans relâche mais une fois qu’ils concèdent un but, l’équilibre s’effondre. Le deuxième but lyonnais est arrivé très tard (90+4), certes, le plan de jeu aurait pu tenir jusqu’au bout mais la défense a craqué.
Les Arthésiens étaient au bord du gouffre pendant dix minutes et ont fini par y plonger la tête la première. Comme contre Monaco le 21 février (2-3), le RCL a semblé trop serein une fois les deux buts d’avance acquis et n’a pas réussi à riposter après avoir encaissé celui de Yaremchuk (67e).
La tactique de Fonseca
En ce 5 mars, Paulo Fonseca fêtait ses 53 ans. L’entraîneur portugais ne nous a pourtant pas offert un plan tactique digne de ce qu’il a réussi à faire tant de fois avec cette équipe lyonnaise. La sortie du onze de départ de Tanner Tessmann était logique après des performances en demi-teinte, mais son remplacement par Abner Vinicius a été un échec total.
Le milieu lyonnais a été écrasé par celui de Lens. Noah Nartey et Corentin Tolisso étaient bien seuls et ont eu beaucoup de mal à faire le lien avec les deux attaquants de pointe. La décision de faire rentrer Rémi Himbert dès la 60e minute était en revanche excellente. Le jeune lyonnais a montré que Fonseca pouvait compter sur lui, peut-être même en tant que titulaire.

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