Michel Bassompierre, figure de la sculpture animalière, est mort à 78 ans

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Par Le Figaro avec AFP

Le 22 avril 2026 à 08h08

Michel Bassompierre a découvert le monde animal au Muséum national d’histoire naturelle et au zoo de Vincennes.

Michel Bassompierre a découvert le monde animal au Muséum national d’histoire naturelle et au zoo de Vincennes. LOIC VENANCE / AFP

DISPARITION - L’artiste parisien, dont les œuvres ont été exposées à New York et Marrakech, était plongé dans le coma depuis plusieurs jours après une chute sur la tête.

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Le sculpteur Michel Bassompierre, qui s'était spécialisé dans la représentation du monde animal avec des œuvres aux formes douces et rondes, est décédé mardi à Nantes à l'âge de 78 ans, a annoncé sa famille à l'AFP. « Ses sculptures ont été exposées dans de nombreux lieux emblématiques, notamment à Paris, au Jardin des Plantes et sur le boulevard Haussmann, à New York, sur Park Avenue, à La Mamounia à Marrakech ou encore au musée océanographique de Monaco », a rappelé sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP.

« En investissant l'espace public, il souhaitait rendre l'art accessible à tous et susciter une prise de conscience autour de la beauté et de la fragilité du vivant », a-t-elle souligné. « Une chute sur la tête après un malaise l'a plongé dans un profond coma dont il ne pouvait sortir », a indiqué sa famille.

Michel Bassompierre sculptait des ours, gorilles, éléphants, chevaux ou pandans en bronze ou en marbre. LOIC VENANCE / AFP

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« Une bête sauvage »

De bronze ou de marbre, hautes de quelques centimètres ou de plusieurs mètres, les œuvres de Michel Bassompierre - ours, gorilles, éléphants, chevaux ou pandas - se caractérisent par leurs formes rondes et épurées. « Le monde sauvage, le frère animal, m'a toujours attiré, là où il n'y a pas d'humains. Peut-être parce que je suis une bête sauvage sans le savoir », déclarait-il à l'AFP en 2025. Ses expositions sont souvent accompagnées de conférences où interviennent scientifiques et ONG, pour rappeler les menaces qui pèsent sur cette faune qu'il modelait.

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Né en mars 1948 d'une mère artiste et d'un père géologue, Michel Bassompierre avait grandi à Paris, et découvert le monde animal au Muséum national d'histoire naturelle et au zoo de Vincennes. Il avait emménagé en Normandie adolescent et avait ensuite été formé aux Beaux-Arts de Rouen. Le comédien François Cluzet est un fervent admirateur de son œuvre. « On regarde ces animaux et on les voit exister, vivre, même s'ils sont silencieux, même s'ils n'avancent pas, ils existent quand même et j'ai l'impression que dans leurs yeux, Bassompierre a mis toute son humilité, toute son humanité, toute sa bienveillance », avait déclaré l'acteur à l'AFP en 2025.

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