Quand foot et politique se mélangent. Un émissaire proche du président américain Donald Trump a proposé à la Fifa de remplacer l’Iran par l’Italie lors de la prochaine Coupe du monde de football. C’est en tout cas ce que révèle le Financial Times, ce mercredi soir. Une suggestion qui s’inscrit dans un contexte diplomatique tendu, notamment entre Washington et Rome.
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D’après le quotidien économique britannique, cette initiative viserait en partie à apaiser les relations entre Donald Trump et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni. Les deux dirigeants s’étaient récemment opposés après les critiques formulées par le président américain à l’encontre du pape Léon XIV, en lien avec la guerre en Iran.
C’est Paolo Zampolli, émissaire spécial du président des États-Unis pour les partenariats mondiaux, et lui-même d’origine italienne, qui est à l’origine de cette proposition. « Je confirme avoir suggéré à Trump et à Infantino (NDLR : président de la Fifa) que l’Italie remplace l’Iran à la Coupe du monde, a déclaré Zampolli au Financial Times. Je suis italien de naissance et ce serait un rêve de voir la Nazionale dans un tournoi organisé aux États-Unis. Avec quatre titres, elle a le pedigree pour justifier sa présence. »
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Pour l’heure, ni la Maison Blanche, ni la Fifa, ni la Fédération italienne de football (FIGC), ni son homologue iranienne (FFIRI) n’ont réagi.
Sportivement, l’Italie ne s’est pas qualifiée pour la compétition. En mars, la sélection a été éliminée lors du barrage final après une défaite aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine, manquant ainsi une troisième Coupe du monde consécutive, une première dans son histoire récente.
Du côté iranien, après avoir tergiversé, les autorités ont affirmé leur intention de participer au tournoi. Début avril, l’Iran avait toutefois précisé qu’il conditionnerait sa participation à une réponse de la Fifa concernant une possible délocalisation de ses matchs, souhaitant qu’ils se tiennent au Mexique plutôt qu’aux États-Unis.




