L’épilogue d’un long feuilleton ? Netflix a déclaré jeudi refuser de relever son offre pour Warner Bros Discovery, décidant ainsi de ne pas concurrencer celle de Paramount Skydance, estimant que l’opération n’était plus financièrement intéressante.
Les dirigeants du géant du streaming ont déclaré « refuser de s’aligner sur » l’offre de Paramount Skydance après que le conseil d’administration de Warner Bros l’a qualifiée de proposition « supérieure ».
Cela devrait faire passer le célèbre studio hollywoodien et un groupe de chaînes de télévision dont CNN entre les mains de Paramount, redessinant ainsi le paysage médiatique américain.
Paramount Skydance avait soumis une nouvelle offre au terme de la période de sept jours qu’avait accordée WBD à Paramount Skydance (PSKY) pour tenter de le convaincre de renoncer à son acquisition par Netflix. En vertu d’un accord conclu préalablement entre Warner Bros Discovery et Netflix, ce dernier disposait de quatre jours ouvrables pour éventuellement renchérir.
Des « pitreries » de Paramount selon Netflix
Netflix avait accepté de laisser Warner Bros Discovery étudier une éventuelle dernière offre de PSKY pour en finir avec ses « pitreries », nouvel épisode d’un feuilleton qui dure depuis plusieurs mois. PSKY a relevé son offre à 31 dollars par action WBD, contre 30 jusqu’ici. En incluant la dette de Warner Bros Discovery, cela valorise la cible autour de 110 milliards de dollars.
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L’opération proposée par PSKY nécessite, en outre, un montage financier atypique et le soutien personnel de Larry Ellison, fondateur du groupe Oracle et père du patron de Paramount Skydance, David Ellison. WBD a fixé au 20 mars la date de l’assemblée générale extraordinaire lors de laquelle les actionnaires devront se déterminer sur l’avenir du groupe.
Beaucoup soupçonnent la main de Donald Trump derrière cette surenchère de dernière minute. Le président américain est un proche de la famille Ellison. Le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, a également un temps fait partie de l’offre de rachat. La présence de CNN dans le groupe Warner Bros fait craindre à de nombreux observateurs une nouvelle mainmise du politique sur les médias.




