OM-Toulouse : de vaillants Violets, Abdelli et Balerdi pétrifiés, le fiasco total de Beye... Les tops et flops

il y a 2 hour 1

DÉCRYPTAGE - Découvrez ce qui a plu... et déplu à la rédaction du Figaro lors de l’élimination marseillaise face au TFC (2-2, 3-4 t.a.b.), mercredi, en quart de finale de Coupe de France.

TOPS 

Un Téfécé en mode guerrier...

Quelle performance des Toulousains ! Lors de leur qualification mercredi soir sur la pelouse du Stade Vélodrome, face à l’OM (2-2, 3-4 t.a.b.), en quart de finale de la Coupe de France, les joueurs de Carles Martinez Novell ont montré un état d’esprit à toute épreuve. Abnégation, résilience, courage... Tout y était. Mention spéciale pour le numéro 10 et maître à jouer des Violets, Gboho, les milieux de terrain Cásseres et Dønnum, ce dernier ayant délivré la passe décisive pour le deuxième but toulousain, par Cresswell. Les latéraux Methalie et Sidibé ont également livré une grande prestation. Les deux égalisations haut-garonnaises (13e, 60e), dans la foulée des buts marseillais (2e, 56e), en disent long.

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... et souverain sur corner

Deux réactions survenues à chaque fois sur corner. Au quart d’heure de jeu, la première tête de Nicolaisen a obligé Ruli à une parade délicate, à bout portant, offrant le but à son meneur de jeu Gboho qui n’a eu qu’à conclure le travail. Le deuxième but toulousain ? Un coup de casque du défenseur anglais Cresswell pour venir catapulter le ballon dans les filets. Par leur imposant gabarit, les arrières haut-garonnais ont régné dans les airs et dans la surface phocéenne, faisant vivre un calvaire à l’arrière-garde olympienne.

FLOPS 

Abdelli tétanisé

Titularisé pour la première fois sous le maillot marseillais, l’Algérien a semblé pétrifié, broyé, concassé sous la pression colossale du Vélodrome. Un public phocéen qui n’a d’ailleurs pas hésité à charger son milieu de terrain dès la demi-heure de jeu en le sifflant sur certaines prises de balle. Sûrement pas la bonne solution... D’autant plus que le joueur de 26 ans a par la suite été brutalement remplacé à la pause par son entraîneur, Habib Beye. (Trop) rapidement sanctionné d’un carton jaune dans ce match (11e), l’ancien Angevin, certainement pas aidé, s’est tout de même montré extrêmement fébrile. Le maillot marseillais, visiblement trop grand et trop lourd pour lui, au moins jusqu’ici, n’est pas fait pour toutes les épaules...

Balerdi a touché le fond

De son côté, l’Argentin a de nouveau livré une prestation risible. Symbole des différentes désillusions et nombreux échecs de son équipe cette saison, le défenseur argentin a (malheureusement) échoué là où l’attendait. À savoir lors de la séance de tirs au but. Premier penalty raté des Marseillais, le n°5 précipité la chute des siens, inéluctablement, confirmant, une énième fois, que son temps en tant que capitaine et joueur de l’OM était révolu.

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Habib Beye, fiasco total

Coaching catastrophique. Pas grand-chose à dire de plus. Certes amputé de son capitaine, Højbjerg, pour cette rencontre, le nouvel entraîneur phocéen a eu faux sur toute la ligne. Il a sans doute perdu son milieu de terrain Abdelli, déjà au supplice, en le remplaçant à la pause... Pour le remplacer par Nwaneri, 18 ans. Un changement qui a tout simplement fracturé l’équipe marseillaise en deux tout le long du second acte, jusqu’à la séance de tirs au but. Comme un symbole, c’est le jeune Anglais qui a caviardé le dernier penalty phocéen, également broyé sous la pression, offrant la qualification aux Toulousains. Rentré aux vestiaires en pleurs par la suite, ce cuisant échec sera difficile à oublier pour le joueur prêté par Arsenal.

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Habib Beye est complètement passé au travers, lui qui a réussi le tour de force de prendre la porte en huitième (avec Rennes) et en quart de finale de la Coupe de France. Être éliminé avec deux clubs de Ligue 1 différents sur une même édition de la Coupe de France ? C’est une grande première depuis l’après-guerre.

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