INTERVIEW. Pascal et Fafa sont les premiers éliminés de Pékin Express, Au royaume des dragons. Dans cet épisode de lancement sur M6, le binôme d'inconnus a fait face au redouté drapeau rouge. Pour Télé-Loisirs, ils reviennent sur le parcours et leur immense déception.
L'aventure Pékin Express, Au royaume des dragons a été de courte durée pour Pascal et Fafa qui formaient le binôme d'inconnus de cette 22e saison. Le jeu d'aventure présenté par Stéphane Rotenberg a fait son retour ce jeudi 5 mars sur M6 et le premier épisode au Népal s'est soldé par une élimination. Malgré un joli départ sur la première course où ils sont arrivés troisième sur dix binômes, Pascal, retraité de 64 ans, et Fafa, professeure de sport dans une école de 51 ans, ont vite été coupés dans leur élan. Pour le deuxième départ de l'étape, l'animateur a remis le drapeau rouge à Helena et Anthony, désignés par les immunisés Amélia et Élisabeth. Le couple basque a agité son drapeau à tout va pour immobiliser ses adversaires pendant cinq minutes et changer ainsi le classement. Pascal et Fafa, arrivés en 9e position ont affronté Claire et Thelma en duel final, comme le veut le nouveau règlement. Après une mission plutôt serrée, le binôme d'inconnus, mené par Fafa, s'est incliné face aux copines belges. Pour Télé-Loisirs, le duo revient sur sa courte aventure au Népal.
Pascal et Fafa, binôme d'inconnus de Pékin Express, Au royaume des dragons : "On est complètement opposés"
Télé-Loisirs : Quelle est la première impression que vous avez eue l’un sur l’autre ?
Fafa : Quand j’ai vu Pascal, je me suis dit que c’était vraiment mon contraire, il est tout en douceur, tout en délicatesse… Il allait me tempérer quand je serai dans des moments ultra-euphoriques. Je me suis dit qu’on allait très bien se compléter.
Pascal : Moi j’ai cru que c’était une fusée qui partait ! (rires) Elle est complètement différente de moi, dans les situations, je prends du recul et je regarde comment on peut s’organiser. Mais je me suis dit que ça allait être top parce qu’on est complètement opposés, c’était vraiment l’aventure. Son caractère explosif ne m’a pas fait peur, j’ai 64 ans, j’ai l’habitude de confronter des milieux très différents donc il n’y avait pas de problème.
La première nuit semble avoir été difficile pour vous, comment avez-vous vécu ce moment ? Combien de temps avez-vous mis à trouver un logement ?
Fafa : On était perchés sur une colline, je me suis demandé si ça allait être validé ou pas, moi je n’étais pas confiante du tout. Mais Pascal, en MacGyver qu’il est, a su me rassurer quand moi je stressais.
Pascal : Ce sont des situations que j’ai déjà connues, dormir un peu n’importe où, n’importe comment. Ce qu’il fallait, c’était surtout rassurer Fafa, l’objectif ce n’était surtout pas que ça parte en cacahuètes, comme elle a un tempérament très explosif. Pour moi, l’avenir c’est que du présent à mettre en ordre. Et finalement, la nuit s’est bien passée
Que pensez-vous des nouvelles règles, à savoir l'interdiction des GPS et des traducteurs ? Pascal : J’ai trouvé ça top, moi je suis plutôt à l’ancienne donc je sais lire des cartes. Mais les gars nous prenaient pour des débiles, pour eux le premier réflexe c’est de sortir le GPS. En plus, la première voiture qu’on a prise était bourrée de technologies et on dit au chauffeur qu’on ne veut pas de sa technologie, il nous a pris pour des fous ! On ne s’est pas pris beaucoup de vent en stop, ça a bien marché.
Fafa : Parfois, ce n’était pas évident, avec en plus la barrière de la langue. Pascal était plus avancé dans l’anglais que moi avec mon anglais marseillais, mais on ne se comprenait pas toujours. On était bons en stop mais notre point fort a été entaché par la suite...
Pascal et Fafa ralentis par le drapeau rouge dans Pékin Express, Au royaume des dragons : "Ça nous a coûté très très cher"
Vous faites une bonne première course avec une troisième place, qu’est-ce qui a pêché ensuite ? C'est le drapeau rouge d’Helena et Anthony qui vous a pénalisés ?
Fafa : Ah le drapeau rouge il nous a vraiment mis dans le mal ! Ils ont profité de la situation en sachant qu’on avait toujours des véhicules à notre portée. Franchement, on attendait 5-10 min et on partait. Ils ont arrêté les binômes qui étaient toujours très bien lancés dès le départ et ça nous a coûté très très cher.
Pascal : Je ne les ai pas tous comptés, mais de mémoire, on a dû en prendre 6-7. C’est la journaliste qui nous l’a dit après.
Fafa : On était tellement bien lancés, on trouvait des chauffeurs à tire-larigot et à chaque fois, ils nous reconnaissaient dans la voiture... On avait beau se cacher, on nous a à chaque fois arrêtés quand on était très bien lancés et ça, ça nous a coûté très très cher ! On ne s’attendait pas à ce que ce drapeau rouge arrive aussi tôt dans l’aventure, j’étais abasourdie quand Stéphane nous l’a annoncé.
Vous comprenez la stratégie d’Helena et Anthony ?
Fafa : Sur le moment, j’étais très agacée. Pascal était toujours là pour me tempérer à nouveau. Mais si on avait eu le drapeau, je pense que j’aurais tapé sur des binômes qui avaient une facilité extraordinaire en stop pour gagner du terrain, évidemment.
Pascal : C’est le jeu, on le sait. Après, on aurait peut-être fait pareil dans l’émotion de la course. Il y en a qui ont été meilleurs que nous et voilà.
Comment s'est fait le choix de Fafa pour le duel final ?
Pascal : On avait fait le choix avant le duel final parce que lors de l’immunité le deuxième jour, c’est moi qui avais fait l’épreuve dans l’eau parce que Fafa n’avait pas envie de la faire. On savait aussi qu’il y aurait forcément une partie course et Fafa étant super bonne en course, on s’est mis d’accord là-dessus.
Pascal et Fafa éliminés de Pékin Express 2026 : "Ça s’est joué à rien du tout"
Fafa, comment avez-vous vécu cette mission sous un soleil de plomb ?
C’était assommant mais il y avait l’adrénaline qui m’a permis d’aller au bout de ce duel. Après cette épreuve, je vois Claire prête à prendre le tuk tuk alors que je pensais avoir pris de l’avance. J’étais certaine d’être très loin devant par rapport à elle mais finalement on s’est suivies. C’est de la chance, un concours de circonstances. Mon chauffeur me disait qu’il connaissait la route mais en fait il s’est trompé de temple et là c’est la descente aux enfers. Il ne pouvait pas continuer, il était obligé de me laisser là. J’ai dû continuer à pied, il ne fallait pas relâcher l’effort mais avec un sac de 15 kilos et une chaleur écrasante...
C’était serré avec Claire à l’arrivée ?
C’est la frustration qui m’a pesée car ça s’est joué à rien du tout, une ou deux minutes. Stratégiquement parlant, j’aurais dû me mettre sur le boulevard et arrêter les voitures plutôt que prendre un tuk tuk mais c’est le jeu.
Partir en premier, c’est une immense déception ?
Fafa : Avec mon binôme, on avait tellement bien engagé l’aventure, c’était fort alors qu'on ne se connaissait que depuis quelques heures ! Je m'imaginais déjà en finale et la frustration est grande parce qu’à un moment donné on n’a plus les clés en main. On a beau être sportifs, stratégiques, c’est toi et ta chance.
Pascal : Moi j’ai soutenu Fafa, je lui ai dit qu’on gagnait ensemble et qu’on perdait ensemble. Bien sûr, j’aurais aimé aller beaucoup plus loin. Je me suis dit qu’avec les nouvelles règles, ils allaient mettre une enveloppe non-éliminatoire, le temps que les candidats puissent bien se caler et comprendre le truc. Mais non… Dans la vie, il y a plus grave, on a fait ce qu’on avait à faire.
Êtes-vous toujours en contact ? Diriez-vous que vous êtes devenus amis ?
Pascal : Bien sûr ! On est en contact avec tous les candidats, on se revoit, on est copains. J’étais il y a trois semaines dans le Sud chez Fred et Laurent, avec Claire et Thelma, les jumelles. On est une famille ! Avec Fafa on s’est dit : respect, bienveillance, tolérance. On est différents mais on se respecte, on discutait de nos choix.
Fafa : Notre binôme a très bien matché. Ce sont ces valeurs qu’on a véhiculées pendant le tournage, ça a fait la force de notre binôme. On s’est pris main dans la main dans la difficulté.

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