Paul Seixas après sa démonstration sur la Faun-Ardèche Classic : « J’avais des jambes de fou »

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Une démonstration. Pour s’offrir une première victoire en professionnel chez lui, en France, une semaine après son succès lors de la deuxième étape du Tour d’Algarve, Paul Seixas s’est imposé en solitaire sur la Faun Ardèche Classic ce samedi 28 février.

Le phénomène de 19 ans a écrasé la concurrence en s’isolant à plus de 40 kilomètres de l’arrivée. Il s’est exprimé face à la presse quelques instants après sa victoire, savourant « un moment très fort sur les routes de l’Ardèche ». « C’est fou ce qu’il s’est passé aujourd’hui encore », a-t-il savouré.

C’est votre première victoire sur le sol Français, on imagine qu’il y a beaucoup d’émotions...

PAUL SEIXAS. Forcément, c’est incroyable ! Aujourd’hui, première course en France, première victoire en France, les sensations étaient exceptionnelles, rien à dire. Le boulot de l’équipe a été parfait, j’étais placé idéalement. Tous les gars ont fait un énorme boulot et c’est juste la conclusion de tout ce travail d’équipe.

Racontez-nous ces 40 kilomètres à l’avant : comment avez-vous décroché les autres ? Vous aviez prévu ce scénario ?

Je n’avais pas vraiment prévu ça, j’avais envisagé plusieurs scénarios. Je pensais que le plus probable serait qu’on basculerait à trois voire cinq coureurs en haut, cinq costauds et se relayer jusqu’à la dernière bosse du Val d’Enfer et faire la différence à ce moment-là.

Mais j’avais envisagé que si je partais seul à ce moment-là (à 40 km), je savais quelle puissance j’allais faire sur les segments pour vraiment tenir le coup et aujourd’hui, j’avais des jambes de fou. J’avais encore beaucoup de puissance quand je suis parti tout seul.

Il y avait votre nom partout sur les routes. Vos proches, vos parents étaient là. Comment avez-vous vécu ce moment ?

C’est exceptionnel. C’est l’anniversaire de mon père donc c’est incroyable de pouvoir gagner ce jour-là. Ma famille, ma copine étaient là donc forcément j’avais à cœur de bien faire. Je suis super content de pouvoir l’emporter aujourd’hui.

Au-delà de la victoire, la manière - à la Pogacar - impressionne aussi…

Bien sûr, après je ne suis pas dans la même classe que Pogacar ! Lui fait ça quand il y a tout le monde. Aujourd’hui, il y avait un très gros plateau mais ce n’est pas non plus comme une course WorldTour. Donc à mon humble mesure, j’essaie de m’inspirer de coureurs que certaines choses sont possibles. Le plus important c’est d’y croire et d’avoir confiance en soi.

C’était une manière de vous préparer à votre confrontation le week-end prochain sur les Strade Bianche ?

J’avais un peu dans l’esprit que si j’arrivais à faire ça aujourd’hui, je pouvais déjà me préparer pour la semaine prochaine même si ça n’aura rien à voir. C’est juste pouvoir me préparer et être présent dans la bataille la semaine prochaine. On verra comment ça se passe, mais ça montre que j’ai la forme et il ne manquera plus que la réussite.

C’est agréable de gagner devant le public français. Vous avez envie de le retrouver bientôt, par exemple au Tour de France ?

Ça dépendra de ce que fait l’équipe, des décisions. Il faudra toujours être prudent. Sur un jour je peux être très bien mais sur les grands Tours, ce n’est pas la même chose, il faut que j’arrive à récupérer, je suis encore très jeune et donc j’ai beaucoup à apprendre.

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