
Quelque chose doit se dénouer, à la fin d’une cérémonie. Il faut qu’une voix se brise, comme le cœur. Ce fut, forcément, celle de Laura Smet, qui parlait en dernier. Tout de noir vêtue, solide comme le roseau qui plie mais ne rompt pas, la fille de Nathalie Baye, à qui ses proches et son public ont rendu hommage ce vendredi matin à l’église Saint-Sulpice (Paris VIe), avant une inhumation en privé, a d’abord fait appel à la poésie en s’adressant à sa mère disparue il y a une semaine : « Parler de toi, c’est comme essayer de raconter toutes les couleurs d’une forêt, son mystère, son immensité. »




