Pupille : Le film est-il inspiré d'une histoire vraie ?

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Une jeune femme choisit de ne pas élever son enfant, tandis qu’une autre tente d’adopter depuis dix ans. Voilà le point de départ de Pupille, que France 2 diffuse ce mardi 14 avril 2026 à 21h10. Le film est-il basé sur des faits réels ?

Avec une approche sensible et ancrée dans le réel, Jeanne Herry prouve films après films qu'elle fait un cinéma du côté du coeur. Celle qui aime explorer des sujets de société et des institutions sociales, souvent mal connues comme la justice restaurative dans Je verrai toujours vos visages, s’attache à montrer les failles et les blessures, mais aussi la reconstruction de ses personnages.

De résilience, il en est également question dans son deuxième long-métrage, Pupille, que France 2 diffuse ce mardi 14 avril 2026 à 21h10. Le film, qui suit le parcours d’un bébé né sous X, est-il inspiré d'une histoire vraie ?

Pourquoi Jeanne Herry a préféré tourner avec des poupons en plastique plutôt qu'avec de vrais bébés

Une jeune femme ne veut pas garder son bébé tandis qu'une autre cherche à adopter un enfant depuis dix ans. Des professionnels de l'adoption (les très justes Sandrine Kiberlain et Gilles Lellouche) vont faire le lien entre elles. Tout en évitant le mélo et le moralisme, la réalisatrice Jeanne Herry apporte un regard documenté et plein d'empathie sur le processus de l'adoption. Chronique d'une grande pudeur, bouleversante et humaniste, Pupille est aussi un film bien inspiré.

Car si Jeanne Herry n'a jamais vécu de situation semblable personnellement, elle a été touchée par l'histoire d'une proche. La réalisatrice raconte : "Cette amie m’a laissé un message qui a tout déclenché. Elle me disait 'On m’a appelée, ils ont un bébé pour moi, un bébé français, je le vois dans 4 jours, si tout va bien, il est chez moi dans 8 jours'. Le mélange d’euphorie et de panique dans sa voix était fascinant."

Dans un souci de réalisme, la fille de Julien Clerc et Miou-Miou documente le milieu avec précision. Pour le rôle de Jean, incarné par Gilles Lellouche, elle part à la rencontre d'un travailleur social, qui exerce en Bretagne. En revanche, pas ou peu de vrais bébés sur le plateau : les comédiens tournent avec des poupons en plastique, pour éviter que des nourrissons aient à entendre des phrases ou assistent à des situations potentiellement traumatisantes.

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