Que vaut « Stranger Things : Chroniques de 1985 », le spin-off en version animée de la série de Netflix

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Pas de neuvième épisode surprise pour repousser un peu la fin de « Stranger Things » qui a laissé comme un grand vide chez nombre de fans, mais un spin-off en dessin animé. Disponible ce jeudi 23 avril sur la plateforme Netflix, « Stranger Things : Chroniques de 1985 » ramène la bande de Eleven au cœur de la petite ville de Hawkins, plongé dans un hiver inquiétant. Une fois encore, nos protagonistes vont devoir combattre des phénomènes paranormaux liés à l’Upside Down (ou Monde à l’Envers)… Le scénario se situe entre les saisons 2 et 3 de la série originale, précisément durant les six mois qui séparent l’hiver de 1984 et l’été de 1985.

Coté ambiance, la série semble cocher toutes les cases : esthétique rétro, bande de jeunes confrontée à l’inconnu et monstres. La recette qui a fait le succès de « Stranger Things » est bien là, presque intacte. Dustin, toujours le plus ingénieux, résout les énigmes. Mike et Hopper surprotègent Eleven. Le couple Max et Lucas tient bon. Will, lui continue de chercher sa place. Quant à Steve, il amorce son rôle de baby-sitter… Aucune trace de Joyce (la mère de Will) mais une nouvelle recrue qui vient se greffer à la jolie troupe : Nikki Baxter, doublée dans la version originale par Odessa A’zion (« Hellraiser », « Marty Supreme »).

Un spin-off qui manque d’enjeu

Sur le papier, la promesse est intéressante, mais dans les faits, difficile de créer un véritable suspense. Si la série avait su, au fil des saisons, se renouveler en insufflant de nouvelles idées et en redonnant du dynamisme à ses personnages – grâce à des intrigues inédites, l’arrivée de figures marquantes comme Max, Billy Hargrove ou Robin Buckley et des antagonistes mémorables tels que le Mind Flayer ou Vecna – ce spin-off animé, lui, manque de renouveau.

De plus, les saisons 3, 4 et 5 ayant déjà fixé l’évolution des personnages, il est alors compliqué de comprendre comment les événements présentés ici, et jamais évoqués auparavant, peuvent s’intégrer dans la chronologie de la série. Même interrogation autour de Nikki Baxter dont l’introduction n’a jamais été mentionnée dans les saisons suivantes.

En somme, avec ce spin-off, Netflix tente un pari risqué : prolonger une franchise culte tout en changeant de format. L’animation permet ici d’aller plus loin dans le fantastique avec une liberté visuelle plus grande et accessible aux plus jeunes. Un programme familial qui rompt avec l’horreur de la série originale.

Avec dix épisodes d’environ 25 à 30 minutes et une saison disponible d’un coup, la plate-forme au N rouge mise sur un visionnage rapide. Au final « Stranger Things : Chroniques de 1985 » s’adresse aux fans de la première heure et aux enfants. Une extension cohérente de l’univers créé par les frères Duffer, qui joue sur la nostalgie et le plaisir de retrouver Hawkins.

La note de la rédaction :

3/5

« Stranger Things : Chroniques de 1985 », série d’animation américaine d’Éric Robles (2026). Avec Brooklyn Norstedt, Jolie Hoang-Rappaport, Lucas Diaz… 10 épisodes de 27 à 32 minutes.

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