Le site, alimenté par les écuries de Coye-la-Forêt, Gouvieux, Lamorlaye et Chantilly, dans le sud du département, appartient à France Galop. Mais cette solution provisoire, dénoncée comme illégale par des riverains, est maintenue malgré des normes non respectées.

Il est bien plus gros qu’une maison. Depuis la départementale D 118, difficile de manquer cet énorme tas de fumier, haut d’environ 10 m et long d’une quarantaine. Entreposé à Coye-la-Forêt (Oise), sur un terrain privé appartenant à France Galop, la société chargée d’organiser et de gérer les courses de galop en France, il est alimenté par les écuries de Coye-la-Forêt, Gouvieux, Lamorlaye et Chantilly. Cette dernière, la « cité du cheval », abrite l’un des plus grands centres d’entraînement de chevaux de course en Europe.
« J’ai calculé, je pense qu’il y a plusieurs centaines de tonnes de fumier », estime Philippe Longy, habitant de la commune depuis 1981. Le retraité, conseiller technique pour la Fédération équestre internationale, dénonce des conditions de stockage « illégales » : « Rien n’est aux normes, tout le monde le sait et personne ne fait rien », lance-t-il.




