Rugby : en Afrique du Sud, les contrôles antidopage ont été divisés par six en une décennie

il y a 2 day 5

Selon un article du quotidien britannique The Telegraph, le nombre de contrôles antidopages dans le rugby a lourdement diminué en Afrique du Sud, à l’inverse du nombre de joueurs contrôlés positifs.

L’annonce avait soulevé de vives réactions sur la planète rugby. Lors du Rugby Championship 2025, le pilier des Springboks, Asenathi Ntlabakanye (26 ans), s’était vu contrôlé positif à une substance interdite non destinée à améliorer la performance lors d’un contrôle inopiné. Le néointernational avait alors été écarté du groupe sud-africain qui se déplaçait en Nouvelle-Zélande, avant d’y être réintégré durant la récente tournée de novembre.

Selon une enquête du quotidien britannique The Telegraphpubliée ce lundi, et sur la base de chiffres de l’Agence mondiale antidopage (AMA), le nombre de contrôles antidopages effectués dans le rugby par «South African Institute for Drug-Free Sport» (SAIDS) est passé de 785 en 2015 à seulement 127 en 2024. Soit six fois moins. La comparaison avec l’Angleterre, où ce total a grimpé de 998 à 1.421 tests, est forcément délicate.

Passer la publicité

89 cas de dopage recensés entre 2015 et 2024

Des chiffres révélateurs au sujet d’une nation qui a souvent entretenu des liaisons sulfureuses avec les produits dopants. Toujours selon The Telegraph, 89 cas de dopage en Afrique du Sud ont été recensés sur la même période (représentant 20% au total sur la planète rugby). Avant Ntlabakanye, les champions du monde 2019 Elton Jantjies (quatre ans de suspension) et Sbu Nkosi (trois ans de suspension) avaient déjà été épinglés pour des affaires de dopage.

Lire l’article en entier