Strasbourg-Reims : Yassine insaisissable, Penders au niveau et Godo invisible... Les tops et flops

il y a 21 hour 3

Gessime Yasine a rayonné, les gardiens ont été au rendez-vous et Martial Godo a déçu. Découvrez ce qui a plu, et déplu, à la rédaction du Figaro.

TOPS 

Yassine très remuant

Pour sa première titularisation avec Strasbourg, Gessime Yassine (20 ans) a su montrer de quoi il était capable lors de la victoire strasbourgeoise (2-1) mardi pour se hisser en demi-finale de la Coupe de France. Le Français, tout juste arrivé de Dunkerque cet hiver, a fait vivre un cauchemar aux défenseurs rémois tout le long du match. Ses dribbles incisifs et sa vitesse dans le dos de ses adversaires ont été très utiles au collectif alsacien.

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Seul bémol, sa simulation grossière en première période, qui a dans un premier temps permis à son équipe d’obtenir un pénalty, annulé par la suite. Pour ce geste inutile, le natif de Salon-de-Provence a reçu un carton jaune mérité, mais évitable. À part cette erreur, il n’a manqué qu’un but à Yassine pour parachever sa performance. Gary O’Neil tient une nouvelle belle promesse.

Barco indispensable

Valentin Barco est décidément l’homme à tout faire à Strasbourg. L’Argentin a été dans tous les bons coups ou presque ce soir. Surtout en première mi-temps lorsqu’il a lobé la défense de Reims d’une passe astucieuse en hauteur pour Panichelli, bien placé au cœur de la surface de réparation. Barco a fait le lien entre l’attaque et l’arrière-garde de son équipe. Il est le chef d’orchestre de ce collectif, à la manière d’un Vitinha au PSG, au risque que son club en devienne dépendant.

Les gardiens au rendez-vous

Alexandre Olliero a passé son temps à retarder l’inévitable. Il est arrivé à la 83e minute sur un pénalty parfaitement tiré par Joaquin Panichelli. Mais avant de concéder ce premier but, le gardien rémois avait livré une très belle performance, détournant notamment une frappe à ras de terre piégeuse de Guéla Doué sur son poteau (36e).

D’autres arrêts déterminants ont suivi, dégoûtant les Alsaciens jusqu’à un quart d’heure du coup de sifflet final. Deux autres montants l’ont aidé dans sa mission périlleuse de garder sa cage inviolée. Olliero a finalement concédé un second but, encore sur pénalty (87e). Le Français de 30 ans a permis aux Rémois d’espérer pendant plus de 80 minutes.

Mike Penders a lui été très peu sollicité en première période. À chaque intervention, le gardien a fait le boulot sans trop de problèmes. Et que dire de sa parade somptueuse à la 68e minute, alors que le score était encore nul et vierge. Le Belge s’est parfaitement détendu pour détourner la belle tentative de l’extérieur du pied de Sekine et éviter une grosse déconvenue à son club.

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FLOPS

Godo dans un mauvais jour

Martial Godo est d’ordinaire un habitué de la catégorie TOP, c’est raté ce soir. Le natif de Londres a été particulièrement peu en vue à la Meinau. Son coéquipier et ailier droit Gessime Yassine a pris toute la lumière d’une attaque strasbourgeoise complètement déséquilibrée, la grande majorité des actions passant du côté du Français. Godo n’a presque jamais été dangereux au cours des 61 minutes qu’il a pu disputer (un seul tir). Gary O’Neil l’a fait sortir le premier, remplacé par un très bon Julio Enciso, qui a un peu plus fait oublier la prestation du joueur de 22 ans.

Nanasi imprécis

Le Suédois n’a, lui, pas été invisible, au contraire. Il s’est même procuré deux grosses occasions, qu’il a ratées. Et c’est tout le problème. Sebastian Nanasi aurait pu être le héros d’une rencontre très fermée jusqu’ici mais il a manqué de justesse devant le but. D’abord en enroulant trop sa frappe (43e), puis, deux minutes plus tard, en tirant au-dessus de la cage d’Alexandre Olliero alors qu’il était seul au milieu de la surface de réparation. Panichelli et Barco avaient pourtant régalé d’un lob puis d’une belle remise de la tête. Pour son retour en tant que titulaire, le joueur de 23 ans devait montrer qu’il méritait de l’être plus souvent, c’est manqué.

Panichelli peu inspiré

Oui c’est bien l’Argentin qui a ouvert le score et été à l’origine d’une belle occasion en première mi-temps. Mais à part cela, le co-meilleur buteur de Ligue 1 a peiné, pendant 85 minutes, à trouver sa place entre les défenseurs centraux rémois, Nicolas Pallois en premier lieu. Sa bataille d’égo (remportée) avec Julio Enciso pour tirer le premier pénalty est regrettable, surtout alors que son club était en difficulté.

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