Tennis : « Allons-y ! », vers une révolution pour les femmes avec des matchs en cinq sets en Grand Chelem ?

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Le tennis féminin se dirige-t-il vers une nouvelle révolution ? La question se pose après les propos tenus mardi par la numéro 1 mondiale. Lors d’une conférence de presse avant le début du tournoi d’Indian Wells (Californie), Aryna Sabalenka a en effet estimé qu’elle aurait « davantage de titres du Grand Chelem » avec un format au meilleur des cinq sets, comme les hommes, au lieu de trois.

« Allons-y ! Je pense que j’aurais probablement plus de titres du Grand Chelem. Je me sens très forte physiquement, je suis certaine que mon corps pourrait le supporter », a ainsi répondu la patronne du circuit, interrogée sur un éventuel changement du format des matchs féminins lors des tournois majeurs, avant le début de la compétition WTA 1000 d’Indian Wells mercredi.

« Je suis certaine que mon corps pourrait le supporter »

Sabalenka compte à 27 ans quatre titres majeurs (Open d’Australie 2023 et 2024, US Open 2024 et 2025) et autant de finales perdues (Open d’Australie 2025 et 2026, Roland-Garros 2025, US Open 2023). Elle a également disputé et perdu - il y a quelques semaines un match exhibition appelée « la bataille des sexes » face à l’Australien Nick Kyrgios.

En janvier, le directeur de l’Open d’Australie Craig Tiley avait proposé de rallonger les matchs féminins en majeur au meilleur des cinq sets à partir des quarts de finale. Tiley a depuis été annoncé comme nouveau directeur de la fédération américaine de tennis (USTA), qui dirige l’US Open.

L’Américaine Jessica Pegula (5e mondiale), à la tête d’un conseil chargé de réformer le lourd calendrier WTA, pense, elle, que les femmes ne « devraient pas » changer de format, mettant en avant l’attention des fans, les problèmes d’organisation et l’intensité fluctuante des matchs au meilleur des cinq sets, qui traînent en longueur.

L’ex numéro 1 mondiale polonaise Iga Swiatek s’est aussi opposée à cette idée « bizarre dans un monde où tout va toujours plus vite », ayant peur de lasser une partie du public.

Coco Gauff, titrée à Roland-Garros l’an passé, a estimé qu’une telle réforme la favoriserait, faisant partie « des meilleures physiquement », mais devrait être appliquée sur un tournoi entier pour plus d’équité. Le débat est lancé.

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