Par Bruno Corty, pour Le Figaro Littéraire
Le 24 avril 2026 à 11h00
CRITIQUE - Écrits sur les « sacs vomitifs » de compagnies aériennes tout au long d’une tournée aux États-Unis l’été 2014, ces textes triviaux et lyriques, drôles et incongrus forment un récit épique.
On ne présente plus Nick Cave, le musicien, auteur-compositeur-interprète australien. À 68 ans, le grand échalas toujours costumé de noir, les cheveux corbeau sur un front démesuré compte plus de quarante années de carrière musicale avec ou sans son groupe, les Bad Seeds. Des mauvaises graines plantées en 1984 avec l’album From Her to Eternity et toujours là avec le somptueux Wild God, paru en 2024. Cave qui s’illustre depuis des années dans la composition de musiques de films avec son alter ego Warren Ellis, s’épanouit en sculptant la céramique et surtout, en écrivant.
Des chansons mais aussi des poèmes. Son premier recueil, King Ink, est sorti en 1988 en Angleterre. L’année suivante, il publia son premier roman, Et l’âne vit l’ange. Il faudra ensuite attendre vingt ans avant qu’il ne sorte le deuxième, l’hilarant Mort de Bunny Munro (La Table Ronde en 2025). Un passionnant recueil d’entretiens est sorti en 2023 chez le même éditeur sous le titre Foi, espérance et carnage, véritable Bible…

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