La Ligue a répondu, ce mercredi, au club triple champion de France en titre, qui demande l’abrogation de plusieurs dispositions du salary cap. Refusant tout changement.
Passer la publicité Passer la publicitéUn dossier qui alimente la chronique ces derniers mois. Le Stade Toulousain conteste les modalités d’application du salary cap (plafonnement de la masse salariale) dans le Top 14. Fin mars, le président toulousain Didier Lacroix a écrit une lettre à ses homologues de l’élite pour les appeler à réformer ce dispositif, estimant qu’il est partiellement «illégal et incohérent». Le club triple champion de France en titre demande notamment l’abrogation de plusieurs dispositions de ce règlement à la Ligue nationale de rugby, notamment l’intégration obligatoire des revenus versés aux joueurs par des partenaires associés aux clubs, qui peuvent être assimilés à des salaires déguisés.
À l’issue du comité directeur (*) de ce mercredi, le LNR a réagi à ces demandes toulousaines. «Après instruction de cette demande, le comité directeur a décidé de rejeter cette demande. Il a en effet été considéré que les dispositions concernées ne sont pas entachées d’illégalité et qu’elles constituent des éléments indispensables à l’effectivité du dispositif, au service de l’équité sportive, de l’attractivité et de la soutenabilité économique du Top 14», indique le LNR dans un communiqué.
Et de poursuivre : «Le comité directeur a par ailleurs rappelé, d’abord, qu’un large débat a été mené à compter du mois de septembre 2025 jusqu’au Comité Directeur du 4 février 2026, lors duquel chaque club de Top 14 a pu exprimer ses positions ou faire part de ses interrogations sur l’ensemble des sujets, et en débattre avec les autres clubs. Il a souligné, ensuite, qu’à l’issue de ce travail, le comité directeur a adopté, à une large majorité, plusieurs mesures de consolidation du salary cap, y compris sur certains points aujourd’hui contestés.» Selon nos informations, la proposition de rejet de la demande d’abrogation du Stade Toulousain n’a reçu qu’une voix contre.
Il est facile d’imaginer qu’un club puisse demander à un partenaire de lui verser moins directement, tout en rémunérant certains joueurs à côté
Yann Roubert, président de la LNRLe quotidien sportif L’Équipe avait récemment révélé que deux internationaux français de premier plan - le demi de mêlée et capitaine Antoine Dupont et le troisième-ligne Anthony Jelonch - auraient perçu des revenus de contrat d’image avec des partenaires du Stade Toulousain, sans qu’il n’y ait, a priori, de contreparties visibles.
Dépassements répétés du salary cap lors de trois des quatre dernières saisons
Le Stade Toulousain, qui a déjà été plusieurs fois sanctionné pour non-respect du plafond salarial (transferts de Cheslin Kolbe et Melvyn Jaminet) et qui conteste ce dispositif réglementaire, sera convoqué, le 26 mai, devant la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby (LNR). En cause, des dépassements répétés du salary cap lors de trois des quatre dernières saisons (2021-2022, 2022-2023 et 2024-2025) mais aussi des «manquements à l’obligation générale de transparence et de coopération» de 2021 à 2025.
Début avril, Yann Roubert, le président de la LNR, avait rappelé que les parties associées doivent être déclarées dans le salary cap. «Inclure les éventuelles sommes versées par un partenaire d’un club à un joueur est indispensable pour éviter des contournements via des montages en triangle, avait-il martelé. Il est facile d’imaginer qu’un club puisse demander à un partenaire de lui verser moins directement, tout en rémunérant certains joueurs à côté. (...) Ce type de mécanisme de contournement n’est pas théorique, il a déjà été envisagé par le passé. Ces règles visent donc à garantir l’équité entre les clubs, ainsi que la compétitivité et l’attractivité de la compétition.» Une position confirmée ce mercredi par le comité directeur.

il y a 1 day
3



