« Top Chef » 2026 : un démarrage en altitude, déjà un coup de cœur et deux départs

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« Oubliez tout ce que vous connaissez ou croyez savoir sur Top Chef », annonce avec malice Stéphane Rotenberg aux huit premiers candidats ― sur les seize ― qu’on voit alignés à 3 000 m d’altitude au-dessus de Tignes (Savoie). Le lancement de cette 17e saison se fait avec vue sur les montagnes et annonce bien l’itinérance du concours de M 6 qui, cette année, a décidé de fermer ses mythiques cuisines. À proximité du glacier de la Grande Motte, donc, il fait – 3 °C et si les participants se frottent les mains, ce n’est pas uniquement parce qu’ils se régalent par avance du menu que la production leur a concocté. Non, les voici qui cuisinent en plein air pour les trois premières épreuves de la soirée qui se jouent en équipes.

Même s’il n’y a plus de brigades, et donc plus de rôle de coachs pour les chefs, autre nouveauté de cette édition, c’est chacun pour soi ― « on veut voir ce que vous avez dans le ventre », leur lance Philippe Etchebest ― cette entrée en matière se fait néanmoins collective. Les Rouges contre les Beiges, trois épreuves dans une sorte de championnat avec pour thème la « comfort food », la nourriture réconfortante.

Ce sera donc le fromage qui fond, puis le fromage qui croustille et enfin le chocolat chaud revisité… À la fin, on compte les points et les membres d’une équipe se qualifient en bloc, leurs adversaires, eux, s’affronteront entre eux pour sauver leur peau… Classique. Ce qui l’est moins, et c’est appréciable, c’est le rôle que prennent désormais les chefs, davantage jurés qu’avant.

« C’est un plat chaud ou un plat froid ? »

Assis en ligne à une grande table blanche, les voici qui trônent comme le jury d’un grand oral que viennent tour à tour passer les candidats leur présentant leur production. Et à ce jeu, Stéphanie Le Quellec se montre la plus tranchante. « C’est un plat chaud ou un plat froid ? » demande-t-elle au pauvre Tom, premier des Beiges, totalement passé à travers son épreuve, oubliant d’intégrer son siphon de fromage au dressage. Ce qu’il fallait « pour être dans le thème », tacle la cheffe.

Le garçon se décompose un peu. Évidemment, en face, le Rouge Antoine et sa « tarti fondue » s’adjugent le point. Même si sa mise en scène a fait un peu pschitt ― son kirsch devait flamber, ça n’a pas flambé ― la température de l’alcool a permis au fromage de fondre. Sauvé. « Il n’y a rien à enlever », salue Paul Pairet.

Round 2. Place à Matteo, l’un des Italiens de la saison, qui entre pour les Beiges, face à Louise, Rouge, donc, cheffe marseillaise. Lui imagine un tiramisu au fromage avec crumble de croûtes de parmesan. La sécurité. Elle joue l’audace avec un terre et mer mêlant chou-fleur, huître, camembert et brie… Le premier enchante ― « c’est très très bon », souffle Le Quellec ― l’autre déchante. « C’est complexe, osé, c’est un très bon plat », estime Pairet. « Oui, mais on en oublie le fromage », tranche Etchebest. Point aux Beiges.

Victor et Lucas ont flatté les palais étoilés

Un partout, la balle au centre pour le round 3, à deux cette fois, autour du chocolat chaud à rendre gastronomique. D’un côté Lucas et Victor ― le moustachu qui s’annonce déjà comme le gai luron cette année ― revisitent le goûter de leur enfance en ajoutant de la brioche, de l’orange, du pin ou encore de la figue… Trop pour leurs camarades qui éructent et sautent sur leur banc à chaque nouvel ingrédient. Le risque, c’est de se perdre.

Le risque, Nicolas ― neuf ans d’étoilés ― et Alexia, l’embrassent d’emblée en imaginant des pâtes au cacao comme base de leur dessert. Une belle idée, mais pas aboutie. « J’ai un décalage entre la réflexion que je trouve super et la réalisation », résume Stéphanie Le Quellec à la dégustation. Invité, le pâtissier Yann Couvreur était, lui, resté « perplexe », mais a adoré la sauce… En revanche, Victor et Lucas ont flatté les palais étoilés…

En épreuve éliminatoire, la première de ce cru, Matteo, Nicolas, Alexia et Tom concoctent rapidement une entrée gourmande et équilibrée à base de pommes de terre et de charcuterie. La galette de pommes de terre au chorizo de Nicolas fait recette, il l’emporte, un coup de cœur en plus des cinq chefs. Matteo le suit, qualifié. Alexia et Tom chutent d’emblée. L’une avec un plat bien trop « ménager », l’autre pour avoir eu la main lourde sur le combava (une sorte de citron) qui prend le dessus sur tout le reste.

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